
Cela a été le premier moment d’unanimité politique depuis la réélection du maire Frédéric Bouchet le 22 mars dernier à Louhans-Châteaurenaud. Lors du deuxième conseil municipal du 16 avril, l’ensemble des élus ont apporté leur soutien à l’école Nelson Mandela, face à la fermeture d’une classe annoncée par la carte scolaire.
Après qu’Hélène Ogès, du groupe “Cœur Bressan”, ait posé une question diverse à l’issue de la séance : « Quand on voit les effectifs prévus, avec beaucoup d’élèves en cycle 1 et en cycle 3, est-ce vraiment judicieux ? Nous aurons une classe de CM1 à 30 élèves et une classe de CM2 à 27 élèves. Je sais qu’il y a toujours un rappel au mois de juin, puis un recomptage en septembre, mais les équipes éducatives ne peuvent pas préparer une rentrée scolaire dans ces conditions. Quels sont les contacts entre la municipalité et la DSDEN (direction des services départementaux de l’Éducation nationale) ? ».
12 élèves manquants pour ne pas fermer
Cécile Gillet, adjointe en charge du milieu scolaire, a répondu en déplorant cette situation structurelle : « Tous les ans, on est confrontés à ce problème. On a eu parfois des discussions avec la Dasen (directrice académique des services de l’Éducation nationale) particulièrement houleuses. L’Éducation Nationale est dans une logique comptable, ils partent du principe qu’il faut 24 élèves par classe. On a attiré leur attention sur nos problématiques, avec des élèves allophones, ou en grande difficulté scolaire. Il y a aussi les enfants des gens du voyage, qui arrivent après le 15 septembre et repartent après la Pentecôte. On a beaucoup de mal à faire comprendre à la Dasen qu’ils sont là quasiment tout le temps ».
Avant de revenir sur les effectifs prévus : « Les inscriptions scolaires sont ouvertes jusqu’au 31 mai. Actuellement, on a 183 élèves pour huit classes, ce qui ferait 23 élèves par classe. Il nous manquerait 12 élèves pour ne pas fermer, est ce qu’on va les atteindre ? ».
Des dispositifs pour rendre les écoles attractives
Frédéric Bouchet a également participé au débat, rappelant les enjeux d’attractivité de la commune : « Après le Covid, nous avons eu des reproches de la Dasen sur nos écoles qui n’étaient pas assez attractives. Depuis, on a mis en place l’orchestre à l’école, la chorale, on a ouvert le musée pour que des élèves participent à des expositions. L’inspecteur Mathieu Coulon est conscient de nos efforts ».
Étienne Clerc a aussi tenu à prendre la parole, symbolisant un consensus généralisé dans l’assemblée : « La carte scolaire est tombée très tardivement, après les municipales, ce qui nous a pris de court. On pense que l’école de la République ne doit pas être une variable d’ajustement, et c’est réjouissant d’avoir l’unanimité dans ce conseil ». Frédéric Bouchet a salué ce sain débat, avant de terminer sur une note plus générale : « Avoir des classes surchargées, c’est affaiblir nos enseignants. Si on a autant d’absentéisme dans l’Éducation Nationale, il faut prendre le problème par le bas ».





















