Un chapiteau installé devant le bureau des entrées, sur le passage de centaines de personnes. Les 17 et 18 septembre, le centre hospitalier de Lons-le-Saunier a choisi de rendre visible la prévention. À l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité des patients, plusieurs équipes d’éducation thérapeutique ont proposé des ateliers consacrés aux maladies chroniques. Un emplacement volontairement stratégique : « On voulait vraiment que ça attire l’œil de tout le monde. »
Diabète, insuffisance cardiaque, BPCO, AVC ou encore cancer : différentes pathologies prises en charge à l’hôpital étaient abordées. Toutes ont un point commun : elles s’inscrivent dans la durée, nécessitent un suivi régulier et peuvent avoir des répercussions sur la vie quotidienne. C’est précisément sur ces conséquences que travaille l’éducation thérapeutique.
Ainsi, l’objectif dépassait la seule information médicale. Les équipes avaient imaginé des ateliers courts et ludiques, avec notamment de la sensibilisation ou une prise de glycémie capillaire pour le diabète. Surtout, chacun pouvait s’arrêter. Patients, aidants, visiteurs mais aussi professionnels étaient concernés. « Le but, c’est de sensibiliser tout le monde.»
Reconnaître les premiers signes
Car avant même d’apprendre à vivre avec une maladie chronique, encore faut-il savoir identifier certains signaux. « Qu’est-ce qui doit nous alerter ? À quel moment est-ce que je dois considérer qu’une consultation est nécessaire ? » résumaient les organisateurs. Le repérage des premiers signes constituait donc l’un des axes des ateliers.
Pour mener ces échanges, une à deux personnes étaient mobilisées selon les spécialités. Les équipes d’éducation thérapeutique occupaient une place centrale, tandis que les quatre personnes à l’origine du projet les accompagnaient. Aucun format rigide n’avait été fixé pour chaque échange : les discussions pouvaient évoluer en fonction des questions du public. Les ateliers étaient programmés de 13 h 30 à 16 heures.
Cette ouverture à tous répondait aussi à la réalité des maladies chroniques. Elles ne concernent pas uniquement les personnes âgées et peuvent toucher adultes comme enfants. La sensibilisation pouvait donc intéresser aussi bien une personne directement concernée qu’un proche souhaitant reconnaître ce qui doit l’alerter.
Faire de la sécurité une culture collective
Ces deux journées s’inscrivaient dans un rendez-vous plus large. Depuis plusieurs années, l’Organisation mondiale de la santé organise le 17 septembre la Journée mondiale de la sécurité des patients. Le ministère de la Santé s’est ensuite aligné sur cette date, avec chaque année un nouvel objectif de prévention autour de la sécurité des prises en charge.
À Lons-le-Saunier, les organisateurs ont choisi de s’appuyer sur les équipes d’éducation thérapeutique. Une façon de placer le patient au cœur de la démarche. « Aujourd’hui, on parle de partenariat avec le patient dans sa prise en soin », soulignait l’équipe. Et de rappeler l’ambition de ces deux journées : développer « une culture collective » autour de la prévention et de la sécurité.


























