Dole. Architecture, urbanisme, paysage : le CAUE en première ligne

Réuni à Dole pour son assemblée générale, le CAUE du Jura a dressé le bilan d'une année 2025 marquée par un accompagnement soutenu des collectivités, des particuliers et des acteurs du territoire.

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Stéphane Champanhet CAUE 39
Après leur assemblée générale au Majestic, les membres du CAUE du Jura ont découvert le futur parc urbain de Dole lors d'une visite consacrée aux enjeux de préservation des sols.

Réunis au Majestic de Dole pour leur assemblée générale, les membres du Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) du Jura ont dressé le bilan d’une année 2025 particulièrement dense. Accompagnement des communes, conseil aux particuliers, sensibilisation des scolaires ou encore valorisation du patrimoine : l’association poursuit son rôle de proximité auprès des territoires jurassiens.

« L’année 2025 a été une année de travail concret pour le CAUE du Jura, largement passé sur le terrain, au plus près des communes, des élus et des habitants », a rappelé son président, Stéphane Champanhet.

Durant l’année écoulée, l’association est intervenue auprès de 34 communes et de plusieurs intercommunalités. Parmi les projets accompagnés figurent notamment des réflexions sur les centres-bourgs, des groupes scolaires, des salles des fêtes, des mairies, des logements communaux ou encore des espaces publics.

À Courlans, le CAUE a travaillé sur la revitalisation du centre-bourg afin d’aider les élus à définir une véritable centralité. À Moissey, les équipes ont accompagné la commune dans sa réflexion autour de la relocalisation de l’école et de la requalification de la place du village. D’autres missions ont été conduites aux côtés des communautés de communes Jura Nord, Champagnole-Nozeroy ou encore de la Station des Rousses.

Des conseils aux élus comme aux particuliers

Le conseil aux particuliers demeure également l’une des missions historiques de la structure. En 2025, 158 Jurassiens ont été reçus lors des permanences organisées à Lons-le-Saunier et dans plusieurs secteurs du département.

Parallèlement, le CAUE poursuit son travail de sensibilisation auprès du grand public et des jeunes générations. Plusieurs actions ont ainsi été menées dans les écoles, collèges et lycées du département autour des questions d’architecture, d’urbanisme et d’environnement.

L’année a également été marquée par le développement d’Archistoire, une application immersive permettant de découvrir le patrimoine de Lons-le-Saunier grâce à la géolocalisation, à la réalité augmentée et à des contenus interactifs. Le septième palmarès de l’architecture et de l’aménagement a quant à lui permis de mettre en lumière plusieurs réalisations exemplaires du département.

Parc de la Vouivre : un projet conçu à partir du sol existant

À l’issue de l’assemblée générale, les participants ont pris la direction du futur parc urbain de Dole pour une visite commentée autour de l’exposition itinérante « Agrader les sols », réalisée par le CAUE du Doubs.

Guidée par le paysagiste Mathéo Bouchaud et le maître d’œuvre Étienne Variot, la découverte a permis de mettre en lumière l’un des fils conducteurs du projet : préserver la ressource sol plutôt que la remplacer.

Installé sur une ancienne emprise destinée à accueillir des infrastructures portuaires liées au projet de canal à grand gabarit, le futur parc s’étend sur près d’un kilomètre le long du Doubs.

« Un sol, ce n’est pas simplement un support, c’est aussi un support de vie », a rappelé Mathéo Bouchaud devant les panneaux de l’exposition. Un message directement illustré par le chantier dolois.

Au lieu d’importer massivement de la terre végétale, les concepteurs ont choisi de travailler avec les matériaux présents sur place, principalement composés d’alluvions. Les sols ont été enrichis grâce à des apports de déchets verts issus de l’agglomération et de paille afin de favoriser progressivement leur fertilité.

Le parc de la Vouivre se déclinera en plusieurs séquences : un secteur d’activités avec aire de jeux, skatepark et guinguette, de vastes espaces ouverts puis une partie plus naturelle où la rivière retrouvera une place centrale grâce à la création d’un bras mort du Doubs.