81 ans après les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki (provoquant respectivement la mort de plus de 140 000 et de 80 000 personnes), l’association Agir pour le désarmement nucléaire (ADN), organisait samedi 8 août à Dampierre une journée d’échanges ouverte au public
L’Association franc comtoise pour le Désarmement Nucléaire unilatéral de la France a été créée le 30 juin 2015 à Dampierre. Elle regroupe toutes les personnes qui cherchent à s’informer sur l’arme nucléaire en France et dans le monde.
« Notre but est de faire prendre conscience de l’inutilité et de la dangerosité de la dissuasion nucléaire, nous agissons pour l’abolition de l’arme nucléaire. Nous débattons dans le respect de la parole de chacun afin d’agir pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France. », souligne Marie Boiral, la secrétaire de l’association. « Lors de ces rencontres, nous invitons les Franc-Comtois à venir partager, écouter, participer, se renseigner… »
Une journée riche de partages
C’est le sens des rassemblements de l’association ADN qui est fédérée avec de nombreuses autres associations comme l’ ICAN (Campagne Internationale contre les Armes Nucléaires); ICAN a reçu, en 2017, le Prix Nobel de la Paix pour son action qui a été à l’origine du Traité d’interdiction des Ames nucléaires, entré en vigueur le 22 janvier 2021 .
Matin et après-midi, durant cette journée, les militants observaient le jeûne et travaillaient autour de plusieurs thèmes comme l’éducation à la citoyenneté par la non-violence, le suivi d’un tandem solidaire avec l’exposition des travaux des collégiens de Fraisans durant l’année scolaire 2025-2026, les choix d’armement pris par les Etats…
Un devoir de mémoire
Comme chaque année depuis la création de l’association il y a plus de dix ans, c’est du 6 au 9 août, à Dampierre, que les tragédies d’Hiroshima et Nagasaki sont commémorées avec un hommage appuyé aux Hibakusha (textuellement, personnes touchées par la bombe…) Ils sont les survivants des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki des 6 et 9 août 1945. Témoins directs des ravages de la radioactivité, ils ont lutté contre les discriminations d’après-guerre et œuvré pour le désarmement nucléaire.
« Nous organisons des réunions mensuelles chaque premier lundi du mois à la salle municipale de Dampierre, on essaye de faire de l’information car malheureusement le grand public s’y intéresse peu. », indique Lucien Converset, le président de l’associaion; et de poursuivre: « En ces temps dramatiques pour notre humanité, continuerons-nous à privilégier le choix de fabriquer des rafales plutôt que des canadairs? ».
Plantations de Ginkgo Biloba
« Nous proposons aussi, aux communes de notre secteur, la plantation d’un Ginkgo Biloba. Cet arbre a été choisi comme arbre symbole de vie parce qu’il a survécu à l’explosion de la bombe atomique de Hiroshima le 6 août 1945, à moins d’un kilomètre de l’épicentre.
Un premier Ginkgo Biloba a été planté solennellement sur le terrain municipal jouxtant l’église de Dampierre, le 9 janvier 2016. Depuis, d’autres ont suivi : Saint-Maur, Saligney, Pesmes, Vevy et Brevans, Besançon, l’abbaye d’Acey (le 1er janvier 2023)… », conclut avec fierté Lucien.
Exprimer une lutte pour que de tels drames ne se reproduisent pas et sauvegarder des capacités de conscientisation, tel était donc le leitmotiv de cette journée de souvenir.
Pour plus d’informations : association2018adn@gmail.com



























