Le FPIC est un mécanisme national de solidarité financière entre collectivités. Il vise à corriger les écarts de richesse en redistribuant des ressources entre territoires. Une fois l’enveloppe attribuée, elle est partagée entre l’intercommunalité et ses communes membres. Pour 2026, Bresse Haute Seille doit percevoir 278 658 euros, tandis que la part communale s’établissait à 205 481 euros selon la répartition de droit commun.
Cependant, les élus ont choisi de modifier cet équilibre. La répartition dérogatoire adoptée augmente de 22 % la part intercommunale par rapport au droit commun et réduit de 30 % celle des communes. L’enveloppe supplémentaire ainsi conservée par Bresse Haute Seille doit être consacrée au développement économique, à travers des actions qui seront proposées en commission.
Le choix n’a toutefois pas fait l’unanimité au sein du conseil communautaire. La délibération, qui nécessitait une majorité des deux tiers, a été adoptée avec huit voix contre et trois abstentions. Une opposition qui n’a pas empêché son adoption, mais qui traduit des réserves sur cette nouvelle répartition entre l’intercommunalité et les communes.
« Réinjecter dans l’économie locale »
Pour le président, Stéphane Lamberger, l’objectif est désormais de transformer ces moyens supplémentaires en actions concrètes. ” J’aimerais bien […] réinjecter une partie du montant à l’intérieur de l’économie locale “, a-t-il défendu. Une orientation qui s’inscrit dans une ambition plus large : ” Le projet qu’on veut prendre aujourd’hui sur le développement économique, il va bien au-delà de distribuer des moyens. “ Artisans, commerçants et développement de nouvelles activités font partie des sujets évoqués. Les modalités précises devront maintenant être travaillées par la commission dédiée.

























