Beaurepaire-en-Bresse. « Pas plus de retard que ça » pour le parking poids lourds, assure Romain Bardy

Lancé il y a plus de quatre ans, le projet de parking poids lourds dans la zone de la Chaigne a été revu à la baisse, sans restaurant, ni supérette. Si une ouverture à l'été 2026 avait été avancée, il semblerait que le chantier, dépourvu d'aides publiques, ne soit pas finalisé avant l'automne.

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avancée du parking poid lourd à beaurepaire-en-bresse
Le chantier du parking poids lourds de la zone de la Chaigne en est au stade du terrassement.

Le 23 mai 2025, en branchant une prise électrique factice, Sylvain Maes, directeur de développement Total Energies à Dijon, Martine Chevallier, ancienne maire de Beaurepaire-en-Bresse, et Romain Bardy, porteur de projet, avaient lancé officiellement un chantier qui devait durer un peu moins d’un an dans la zone de la Chaigne. Après l’obtention du permis de construire en 2023, le projet de parking poids lourds de 150 places devait être accessible aux routiers à l’été 2026. Mais, actuellement, sur le terrain de 3,2 hectares, les ombrières photovoltaïques ne voient pas encore le jour et le chantier est au stade du terrassement. « Il n’y a pas plus de retard que ça, ça suit son cours », assure pourtant Romain Bardy. Alors que des difficultés administratives ont été pointées du doigt pour justifier les délais, le porteur de projet avance plutôt « des aléas par rapport à la météo », et promet que « ça bosse : les gens sont dessus ».

Un parking sans restaurant ni supérette

Le projet a été revu à la baisse, par rapport à la promesse d’origine d’une zone comprenant restaurant et supérette, avec la création de 15 à 18 emplois. « Le projet a été revu parce que les personnes qui gèrent les parkings se rendent compte que les restaurants, c’est pas forcément ce qui marche le mieux. Les utilisateurs de parkings sécurisés, c’est essentiellement des étrangers, c’est plutôt des gens qui mangent dans leur cabine », estime Romain Bardy. « On s’est dit qu’on se laissait un délai d’un ou deux ans, une fois que le parking sera ouvert, pour étudier s’il y a un réel besoin ou pas ».

Engins de chantier terrassant le futur parking poids lourds à Beaurepaire en Bresse
Le chantier a comme maître d’oeuvre la société lédonienne Altao.

Néanmoins, l’aire de service comprenant une laverie automatique, des douches et des sanitaires est toujours prévue, et des casiers de distribution en libre-service viendront compenser l’absence de supérette. « Colruyt n’est pas resté dans la Région, et on n’a pas trouvé d’autres acteurs partant pour faire la supérette, donc on a décidé de mettre en place ce système de casier », explique le gérant de la société T3B. Concernant le séparateur d’hydrocarbures, obligatoire afin de filtrer les eaux de ruissellement avant leur rejet dans le milieu naturel, il sera bien réalisé. « On avait sollicité la communauté de communes (Bresse Revermont 71) pour faire une modification, qui ne nous a pas été accordée, donc on fera comme ce qui était prévu dans le permis de construire ».

« Si on avait reçu des aides, ça aurait peut-être été plus vite »

Mené par la société lédonienne Altao, le chantier est désormais déployé dans un calendrier que Romain Bardy dévoile avec prudence : « Je ne vais pas encore donner une date précise pour qu’on me dise “vous êtes en retard” ». Le terrassement étant actuellement finalisé, la construction des pieux qui serviront d’ancrage aux ombrières devrait débuter fin juin. Après les congés d’août, l’enrobé sera mis en place, puis les ombrières de Total Energies, pour une clôture du chantier espérée fin septembre. Total Energies qui s’avère donc être le principal financeur, avec 3,5 millions d’euros, après que l’aide espérée de l’Union Européenne d’1,5 million d’euros « soit partie en Bulgarie », informe Romain Bardy. « Si on avait reçu des aides de la Région, ou de l’argent de l’État, ça aurait peut-être été plus vite », souffle le porteur de projet.