De la version numérique organisée en 2020, à la scène du Lons Electronic Festival, Mayla K a changé de statut. Pour sa troisième participation, la DJ n’était plus une lauréate du tremplin chargée d’ouvrir la soirée, mais une artiste à part entière. « Je ne pensais peut-être pas le refaire. Et en plus, le faire en artiste », confie-t-elle. Un retour qui mesure le chemin parcouru.
Diplômée de son école de DJ en 2021, elle en a fait son métier la même année. Depuis trois ans, elle évolue aussi sur Fun Radio. Cette année, la station lui laisse davantage de liberté : « Ils me laissent une fois par mois jouer ce que je veux sur leur antenne. » Elle continue parallèlement à se produire sur les plateaux de la radio.
Son parcours l’a notamment conduite au Phantom Paris, où elle a joué autour des prestations de Morten puis de Timmy Trumpet. « J’étais aux anges, puisque Timmy Trumpet, ça me correspond beaucoup plus musicalement », raconte-t-elle. Pourtant, l’expérience ne chasse pas le trac. « Je suis toujours super stressée », reconnaît-elle, avant de préciser qu’une fois sur scène, « mixer, c’est évident ».
Faire tomber la barrière avec le public
Sa recette ne repose pas uniquement sur les platines. Le micro occupe une place essentielle dans son set. « En fait, tu crées quelque chose avec les gens », explique la DJ. Face à un public qu’elle juge familial et pas toujours familier des sonorités les plus intenses, elle veut surtout partager son énergie. « J’ai envie de partager avec vous. »
Ainsi, elle n’hésite pas à faire chanter les festivaliers sur « We Will Rock You » de Queen avant de les entraîner vers une électro plus musclée. Un moyen de réunir les générations. Mais elle sait aussi que les habitudes changent : « Aujourd’hui, les gens, ils ont besoin que ça aille vite. » Pour elle, savoir s’adapter fait désormais partie du métier.
Cette exigence se retrouve dans ses projets. Mayla K prépare un nouveau morceau avec son frère, avec qui elle produit ses titres. Elle en a déjà dévoilé un court extrait pendant son passage. « J’ai hâte de le terminer pour pouvoir le sortir et le faire écouter. » Elle regarde aussi son évolution avec lucidité et continue de chercher à progresser.
Une artiste attachée au festival
Quant au Lons Electronic Festival, elle salue sa croissance et le travail de l’équipe. « La scène, cette année, elle était incroyable », souligne-t-elle. Elle espère surtout que les spectateurs garderont le souvenir d’une belle soirée. Et si elle devait laisser une image, ce serait celle d’« une fille avec une robe à paillettes qui sautait partout ». Avec, surtout, l’envie de la revoir derrière les platines.





















