Quatre-vingt-deux ans après, Dole n’oublie pas. Élus, représentants des autorités civiles et militaires, associations patriotiques et porte-drapeaux se sont réunis pour rendre hommage à celles et ceux qui ont participé à la Libération de la ville.
Dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944, après 50 mois d’occupation, les forces allemandes quittaient Dole. Au matin, les résistants prenaient le contrôle de la ville, avant l’arrivée des premiers éléments du 117e régiment de cavalerie américain.
Cette journée reste toutefois indissociable de ses victimes. À Jouhe, quinze résistants tombaient sous les balles d’une colonne allemande en retraite. Quelques jours plus tard, les corps de huit résistants torturés étaient également découverts. Autant de sacrifices rappelés lors de cette commémoration.
Transmettre une mémoire qui s’éloigne
Lors de son allocution, Jean-Baptiste Gagnoux a insisté sur le temps qui passe et la disparition progressive des témoins directs de cette période. « À nous désormais de raconter notre histoire, à nous de transmettre à nos enfants ce qu’ils nous ont légué », a souligné le maire.
Justine Gruet a également placé la transmission au cœur de son intervention. La députée du Jura a rappelé le sacrifice des résistants, mais aussi la responsabilité des générations actuelles. « La liberté n’est jamais un acquis définitif », a-t-elle déclaré, appelant à continuer de faire vivre la République, la démocratie et les valeurs qui avaient guidé les combattants.
La cérémonie s’est poursuivie par les hommages officiels et le dépôt de gerbes. Un temps de recueillement pour entretenir, 82 ans plus tard, la mémoire de celles et ceux qui ont contribué à rendre sa liberté à Dole.
Retrouvez l’article dans notre édition du 21 septembre.




























