Oyonnax. « Je ne voyais pas trop comment c’était possible », Anne-Cécile Thévenot revient sur son UTMB

Sa préparation, sa gestion de l’effort pendant plus de 24 heures et la genèse d’un projet complètement fou : Anne-Cécile Thévenot revient sur son UTMB, conclu à la neuvième place pour ses 40 ans.

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L'athlète a fini son premier UTMB. © Clémence Tavernier.

A 40 ans, Anne-Cécile Thévenot s’est offert un cadeau tout particulier : participer à l’UTMB, la plus grande course d’ultra-trail au monde. Ce projet un peu fou prend forme il y a de cela quatre années, alors que la native de Saint-Claude est devant son écran : « Quand François D’Haene gagne l’UTMB, on voit sa vidéo d’arrivée avec sa femme et ses enfants. Et moi, je connais sa femme, du coup, ça m’a vraiment parlé et je me suis dit : un jour, j’aimerais trop le faire aussi. Ça doit faire au moins dix ans, je pense. »

Deux courses de préparation, l’OCC et la CCC, avant de se plonger dans le grand bain, le mythique Ultra Trail du Mont Blanc pour son anniversaire. Novice sur cette épreuve, l’ancienne athlète de l’US Oyonnax a réalisé un résultat exceptionnel. Elle a fini neuvième dans la catégorie féminine, en un peu plus de 24 heures d’effort. Une performance qui la surprend depuis qu’elle l’a réalisé : « Je ne pensais pas faire un chrono comme ça. Je pense que ce chrono, il vaut 25, mais moi, je tablais plus sur 26 heures, voire même 27. Mais mon entraîneur, lui, il m’avait dit entre 25 et 26 heures. Donc, je pense qu’il s’y attendait. Moi, pas trop. Je ne voyais pas trop comment c’était possible. »

Des proches indispensables

Grâce aux conseils de son entraîneur et une stratégie bien travaillée en amont, elle a grignoté une quarantaine de places tout au long de son effort. Partie plus lentement que de nombreuses concurrentes, elle a parfaitement géré son effort, portée également par ses proches : « Dans cette course, il y a eu du partage tout le temps et c’est ce qui m’a fait avancer. Ce qui me représente le plus dans cette course, c’est le fait d’avoir tous ceux qui sont venus pour tout le monde, mais surtout mes amis, ma famille, qui étaient là à chaque endroit stratégique, à chaque endroit qui était difficile. »

Une chose est sûre, l’UTMB 2027 n’est déjà plus totalement exclu : « Il y a quelques jours, j’aurais dit non direct. Là, je dis je ne sais pas. »