« Avec plusieurs campagnes marquées par des tensions fortes sur les volumes disponibles, nous avons retrouvé davantage de souffle », a souligné le président Thierry Bonnot.
Après une année 2024 caractérisée par des volumes historiquement faibles et de fortes tensions économiques pour les entreprises, la récolte 2025, jugée plus équilibrée, a permis un retour progressif à une dynamique commerciale positive.
Selon Thierry Bonnot, les chiffres de commercialisation témoignent d’un retour des vins dans les circuits de distribution et d’une plus grande fluidité des marchés. Un rebond qui a concerné l’ensemble des appellations jurassiennes. « La force du Jura réside précisément dans la complémentarité de ses appellations, dans la diversité de ses vins et dans la capacité collective de la filière à porter une image cohérente auprès des consommateurs », a-t-il rappelé.
Une filière qui poursuit sa structuration
L’année 2025 a également été marquée par une importante réorganisation interne. Les actions du CIVJ se sont articulées autour de plusieurs axes : fonctionnement de l’interprofession, communication, relations presse, promotion des appellations, œnotourisme, programme technique et qualité, suivi économique et développement à l’export.
Concernant les marchés étrangers, les États-Unis demeurent un débouché « intéressant et relativement fidèle » malgré les annonces du président américain Donald Trump. Les pays nordiques montrent également un intérêt pour les vins du Jura. Le président estime que « la diversité et la typicité des vins du Jura intéressent beaucoup le marché export ». Les crémants eux aussi commencent à capter l’intérêt de certains pays comme l’Italie.

Désalcoolisation et consommation des jeunes
Interrogé sur les vins désalcoolisés, Thierry Bonnot a affiché une position très tranchée. « Ce n’est pas du vin », a-t-il déclaré, estimant que la désalcoolisation allait à l’encontre des efforts environnementaux menés par la filière en raison de son impact carbone.
La question du renouvellement des consommateurs a également été abordée. Pour le président du CIVJ, le secteur viticole doit repenser son discours à destination des jeunes générations. « Le problème du vin, c’est qu’on s’est enfermé dans des langages élitistes et les jeunes n’adhèrent pas à ces langages-là », a-t-il observé. Selon lui, le vin doit retrouver une image plus festive et accessible, notamment autour des moments de convivialité.























