
Après la première étape du 25 août 2025, dédiée au dispositif “Espace nouveaux, villages innovants”, le Rural Tour de la région Bourgogne-Franche-Comté s’est attelé à mettre en avant les projets réalisés grâce à “Territoires en action” (TEA), jeudi 28 mai.
À Pesmes (Haute-Saône) dans la matinée, puis à Saint-Germain-du-Bois dans l’après-midi, Éric Houlley, premier vice-président de la Région, est venu « voir des réalisations concrètes ». « On peut parfois entendre : où est la grande région depuis qu’elle existe ? Il y a la crainte, avec la réforme de François Hollande, qu’elle se soit éloignée des territoires. Ce Rural Tour veut montrer que la ruralité n’a pas été oubliée dans les politiques territoriales », a expliqué l’élu en charge de la cohésion territoriale.

« Donner plus à ceux qui ont le moins »
Pour prouver que « la Région a fait le choix de donner plus à ceux qui ont le moins », Éric Houlley a porté des chiffres : « il y a un rapport de un à quatre euros par habitant, entre le Scot Dijonnais, et la région rurale du Pays Nivernais ». Concernant les TEA, objet de ce Rural Tour, plus de 100 millions d’euros ont été engagés sur la période 2022-2028.
Dans cette enveloppe, 2,3 millions ont été réservés au Syndicat mixte de la Bresse Bourguignonne. « Entre la rénovation de la friche Bouillard à Saint-Germain-du-Plain, la construction d’une salle multisports à Branges ou la création de la passerelle du Solnan à Louhans, de multiples projets bénéficient de ces financements », a indiqué le président du Syndicat, Anthony Vadot, observant certains axes d’amélioration : « Le paiement des aides arrive parfois un peu tard, ce qui fait peser une charge sur le budget des collectivités ».

Mais le Rural Tour était avant tout consacré à Saint-Germain-du-Bois. La maire, Nadine Robelin, a pu présenter les projets de “Territoires en action” et les enjeux de sa commune de 1 977 habitants. « Nous voulons attirer des médecins dans notre maison médicale. Nous n’en avons que deux, et tous les habitants vont à Bletterans », a indiqué l’édile, qui a pris des notes le matin-même à Pesmes, commune ayant réussit à faire venir des professionnels de santé récemment. « Durant mes mandats, de nombreux projets ont bénéficié d’aides de la Région : la rénovation de cinq logements communaux en 2019, la micro-crèche en 2023, la rénovation énergétique de l’école en 2025, et le restaurant scolaire en 2024 », a-t-elle énuméré.

Une visite du bourg, entre anciens et futurs projets
Nadine Robelin a ensuite accompagné les élus à travers le bourg pour visiter ce restaurant scolaire flambant neuf. Sur le chemin, anciens et futurs projets se sont croisés. « La végétalisation de l’école Marie-Curie en arbre en pot est à refaire. Le réchauffement climatique fait évoluer les politiques publiques en seulement 10 ans. Sur la place du 11-Novembre, un nouveau projet est en cours : couper la voie de circulation direction Beaune, qui est très rapide, et construire une vraie place autour de la statue ».

Arrivés au sein du restaurant scolaire, Cédric Houdaut, du bureau d’étude en charge du projet, a présenté le bâtiment aux élus : « C’est un projet à 1,44 million d’euros, qui a abouti à un bâtiment à énergie positive, avec 60 m2 de panneaux photovoltaïques et une ventilation double flux ». « On a eu 110 enfants à manger à midi, et il ne fait pas chaud », a noté Nadine Robelin, en plein épisode caniculaire. « C’est un projet avant-gardiste pour l’époque, mais qui entraîne toute la filière aujourd’hui », complète Cédric Houdaut. Une manière de mettre en avant que Saint-Germain-du-Bois, et les territoires ruraux par extension, ne sont pas oubliés par la Région.
























