Fraisans. Aux Forges, l’association gourmande du Chat Perché confirme son succès auprès de ses partenaires

Jeudi 23 avril, aux Forges de Fraisans, la soirée partenaires du Week-end gourmand du Chat perché a dressé le bilan d’une édition record et confirmé le rôle central de l’événement dans l’attractivité du territoire.

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Une soirée des partenaires qui s'est déroulée aux Forges de Fraisans, avec la présente du "local de l'étape" : Gérôme Fassenet, président du Département et de la communauté de communes Jura Nord.

Dans l’écrin industriel des Forges de Fraisans, plus d’une centaine de partenaires ont répondu présent à l’invitation de l’association du Week-end gourmand du Chat perché. Une fidélité saluée par son président, Patrick Franchini : « Vous n’êtes pas juste des partenaires, vous êtes la famille du chat. » Un message appuyé dans un contexte économique tendu, où la mobilisation des acteurs publics et privés reste déterminante.

L’édition 2025 a franchi un cap avec plus de 50 000 visiteurs recensés. « Ce qui est beau, ce n’est pas juste le chiffre, c’est ce qu’il y a derrière », insiste le président, évoquant « des moments devenus rares » de partage et de convivialité. Pendant deux jours, la ville de Dole a vécu au rythme des dégustations, animations et rencontres, confirmant le statut d’événement « incontournable » et véritable « moteur économique » pour le territoire.

Un événement aux retombées mesurées

Au-delà du succès populaire, les organisateurs ont présenté des données précises issues d’une étude de fréquentation. Pilotée avec Orange et Jura Tourisme, elle confirme les estimations : 50 000 visiteurs sur un périmètre restreint, dont 40 % de nouveaux publics. Autre indicateur marquant, la présence de 2 600 visiteurs étrangers et de 5 100 unités touristiques, révélatrices des retombées économiques locales .

Le profil du public souligne la diversité de l’événement : 30 % de familles, mais aussi des couples, des groupes d’amis et une large palette de catégories socioprofessionnelles. L’origine géographique s’étend bien au-delà de la région, avec une forte présence du Grand Est et des visiteurs internationaux, notamment suisses, allemands, britanniques ou américains .

Pour Jean-Baptiste Gagnoux, ces chiffres illustrent « la capacité à faire vivre le territoire » et à renforcer son attractivité. Un constat partagé par Jean-Pascal Fichère, qui souligne l’importance de « maintenir le cap » grâce aux partenaires, dans un contexte incertain.

Une organisation qui monte en puissance

Avec plus de 175 exposants réunis au sein du « festival des terroirs », l’événement poursuit sa croissance. Les villages gourmands, animations et temps forts — banquet des chefs, spectacles ou dégustations — participent à une programmation toujours plus étoffée.

En coulisses, la machine logistique impressionne : 170 étudiants mobilisés, 80 bénévoles, 1 200 tables et bancs, 500 barrières ou encore 150 structures installées. La communication n’est pas en reste avec 25 000 flyers, 25 000 sets de table, 6 000 gazettes et près de 2 millions d’affichages digitaux .

Pour Philippe Corrotte, ces moyens traduisent « la portée de la communication » offerte aux partenaires. Une visibilité qui justifie leur engagement, salué par l’ensemble des élus, dont Gérôme Fassenet, président du Département et Nadia Hakkar Boyer, seconde vice-présidente au tourisme à la région, cette dernière rappelant que « le tourisme gastronomique est une force pour l’économie locale ».

L’horizon est déjà tracé : la prochaine édition accueillera notamment le Beaujolais et Charolles comme invités. « Continuons ensemble à créer cette belle histoire », a conclu Patrick Franchini, appelant à prolonger une dynamique collective devenue emblématique.