Jura. Au château de Clairvans, Justine Gruet trace ses lignes rouges pour 2026

Dans un contexte international qu’elle juge de plus en plus instable, la députée Les Républicains de la troisième circonscription du Jura, Justine Gruet, a profité de la cérémonie de ses vœux, organisée au château de Clairvans de Chamblay, pour poser clairement ses priorités politiques : sécurité, pouvoir d’achat et santé.

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Justine Gruet a présenté ses voeux, ce mardi 12 janvier.

Dès les premières minutes de son discours, l’élue a donné le ton en élargissant le regard au-delà des frontières françaises. « Depuis la guerre froide, on croyait au respect du droit international. Aujourd’hui, on fait face à des grands prédateurs », a-t-elle lancé, citant la Chine, la Russie ou encore les États-Unis. Une situation qui, selon elle, impose à la France de faire preuve de responsabilité budgétaire : « On ne peut pas se permettre que notre pays soit en difficulté financière sans redresser le cap de ses finances publiques. »

« Sans ordre public, il n’y a pas de liberté »

La sécurité intérieure a constitué le premier axe fort de son intervention. Justine Gruet a rappelé le vote, en avril 2025, d’un texte visant à renforcer la lutte contre le narcotrafic, avec « une meilleure coordination des outils de coopération » et « une répression financière plus forte ». Elle a tenu à saluer « l’engagement quotidien des forces de l’ordre », police, gendarmerie et services de l’État, ainsi que celui des collectivités locales.

La Percée Du Vin Jaune

« Dans l’hémicycle, deux notions incarnent la capacité à vivre en société : la liberté et l’ordre public. Sans ordre public, il n’y a pas de liberté », a-t-elle affirmé, évoquant les dispositifs de vidéoprotection, la prévention routière et la sécurisation des abords des collèges. Sur l’immigration, elle a plaidé pour « un meilleur contrôle » des frontières, rappelant le vote d’un texte limitant le droit du sol à Mayotte.

« Redonner de la valeur au travail »

La députée a ensuite abordé le pouvoir d’achat, étroitement lié, selon elle, à la reconnaissance de l’effort. « Il faut faire la distinction entre l’accompagnement et l’assistanat », a-t-elle insisté, se félicitant du retour à la défiscalisation complète des heures supplémentaires et de la création d’un revenu social unique. Elle a également alerté sur la concurrence de produits importés « qui ne respectent ni nos normes environnementales ni notre modèle social », défendant la souveraineté agricole et industrielle.

Enfin, la santé a occupé une place centrale dans son discours. « Les infirmières sont parfois la seule visite à domicile, le seul lien d’accès aux soins », a rappelé Justine Gruet, défendant la création d’un registre national du cancer et la nécessité de mieux financer la dépendance. « La santé gratuite sur les prises en charge lourdes est essentielle à conserver », a-t-elle conclu.

Un discours dense et structurant, dans lequel la députée jurassienne a affirmé vouloir « donner un cap et de la stabilité » à l’action publique pour l’année 2026