
Environ 150 personnes se sont rassemblées mardi 28 juillet sur l’esplanade du barrage de Ravilloles, au-dessus de Lavans-lès-Saint-Claude. À l’appel d’un collectif né à Coteaux-du-Lizon, les participants ont exprimé leur opposition au projet de démolition de cet ouvrage plus que centenaire.
Actuellement propriété d’EDF, le barrage doit être cédé, dans le cadre d’un accord, au Parc naturel régional du Haut-Jura. Sa démolition, dont le coût est estimé à environ six millions d’euros, doit permettre de restaurer la continuité piscicole du Lizon. Mais le projet suscite l’opposition d’une partie de la population, particulièrement dans un contexte de fortes chaleurs et de tensions autour de la ressource en eau.
La mobilisation s’est poursuivie samedi 1er août. Cette fois, environ 300 personnes se sont retrouvées sur place, en présence de plusieurs responsables politiques locaux.
Une contre-expertise réclamée
Le collectif de défense du barrage considère notamment l’ouvrage comme « une réserve d’eau très importante aussi en cas d’incendie ». Ses membres demandent qu’une contre-expertise soit confiée à un bureau d’études afin d’établir précisément l’état du barrage et d’identifier d’éventuelles alternatives à sa destruction.
Face à la mobilisation, le syndicat mixte du Parc naturel régional du Haut-Jura a décidé de mettre en pause les démarches engagées, notamment pour des raisons de sécurité. Il souhaite désormais réunir les différents acteurs concernés par le dossier afin d’étudier les solutions possibles.
Cette rencontre devrait se tenir début septembre. Elle constituera une nouvelle étape dans un dossier où s’opposent désormais les enjeux de continuité écologique du Lizon et la volonté du collectif de conserver le barrage.






















