Montréal-la-Cluse. Une pionnière dans l’accompagnement d’Alzheimer va intervenir fin septembre

Nicole Poirier est un nom connu et reconnu dans le monde de l’accompagnement des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer et de leurs proches. Cette spécialiste venue du Québec va faire le déplacement dans le département de l’Ain à la fin du mois de septembre.

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Nicole Poirier Alzheimer Ain
Nicole Poirier va intervenir dans le département de l'Ain à la fin du mois de septembre.

« Mon but, c’est que l’on voie les choses différemment, que la personne reprenne sa place devant la maladie et non pas derrière la maladie. » Nicole Poirier défend depuis près de 40 ans une approche qui entend placer la personne avant les symptômes et redonner toute sa place à son autonomie.

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Son engagement auprès des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer est né presque par hasard. À l’âge de 20 ans, Nicole Poirier participe à la transformation de la maison familiale en lieu d’accueil pour des personnes âgées ne pouvant plus vivre seules à domicile. Une expérience qui va durer sept ans et lui permettre de découvrir les réalités de la maladie.c

Elle se rend alors compte que certains comportements sont trop rapidement interprétés comme des symptômes nécessitant une réponse médicale. Cette prise de conscience va progressivement l’amener à réfléchir à une autre manière d’accompagner les personnes atteintes d’Alzheimer. Elle fonde finalement Carpe Diem au Québec, avec la volonté de proposer un accompagnement reposant notamment sur la liberté, la compréhension des besoins et la continuité des soins.

L’autonomie des malades au cœur de son approche

Pour Nicole Poirier, l’un des principaux enjeux consiste aujourd’hui à changer le regard porté sur les personnes atteintes d’Alzheimer. Un comportement ne doit pas automatiquement être considéré comme une conséquence de la maladie : il peut être une réaction à un environnement, à une attitude ou à un besoin qui n’a pas été compris.

Elle insiste notamment sur la sensibilité des personnes atteintes de troubles cognitifs à leur environnement et à la manière dont les professionnels s’adressent à elles : « Elles sont extrêmement sensibles à tout ce qui les entoure. Quand on parle, notre non-verbal, elles ont vraiment une façon de décoder différente de nous, de personnes qui n’ont pas de troubles cognitifs. »

Une philosophie qui trouve un écho particulier à la Maison Câline de Montréal-la-Cluse, que Nicole Poirier découvrira durant son passage dans l’Ain. Elle s’intéresse notamment à ce lieu qui cherche à proposer un environnement davantage pensé comme une maison que comme une institution : « C’est une maison qui est plus proche d’une maison que d’une institution, parce que c’est ce que les gens veulent. En fait, il n’y a aucune étude dans le monde qui a démontré que les gens veulent une institution.»

Mais pour la spécialiste québécoise, l’intérêt de la Maison Câline ne se limite pas à son architecture. La formation des professionnels et leur manière d’interagir avec les résidents sont tout aussi importantes : « Au-delà de l’architecture et de ce qu’on voit, il y a tout ce qu’on ne verra pas et qu’on va ressentir, c’est-à-dire la formation du personnel, l’attitude, la compréhension, l’analyse. »

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Nicole Poirier sera présente dans l’Ain à l’occasion de deux conférences organisées par le Département et France Alzheimer autour du thème « Alzheimer : et si on changeait de regard ? ». La première se tiendra le mercredi 30 septembre, à partir de 14 heures, à la salle des fêtes Pierre-Chambaud de Péronnas. La seconde aura lieu le jeudi 1er octobre, à la même heure, à la salle des fêtes Le Phaëton de Culoz.

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