À Dole, le patrimoine ne doit plus seulement être conservé : il doit être davantage partagé. Vendredi 11 septembre, au musée des Beaux-Arts, Jean-Philippe Lefèvre, adjoint chargé de la valorisation des patrimoines, a posé les grandes orientations du nouveau mandat. Avec une première volonté : « rendre le patrimoine aux Dolois ».
Une ambition qui englobe le patrimoine bâti, mais également les collections, les archives et le patrimoine écrit. L’élu souhaite notamment développer une production renouvelée autour de l’histoire de Dole et toucher un public plus large. « Comment on va dépasser l’entre-soi, confortable, mais jamais suffisant ? », résume-t-il.
Cette politique doit également s’intéresser à l’évolution de la ville. Adaptation du bâti ancien à la transition énergétique et au changement climatique, préservation de certains cônes de vue ou encore réflexion autour des espaces historiques : la valorisation du patrimoine se veut transversale.
La photographie comme fil rouge pendant un an
L’un des grands rendez-vous sera le bicentenaire de la photographie, lancé nationalement le 3 septembre et appelé à se poursuivre jusqu’à fin septembre 2027. Dole entend profiter de cette année pour explorer à la fois son histoire et la création contemporaine.
Première étape avec « Lumières sur les photographes dolois », présentée à l’Hôtel-Dieu jusqu’à fin octobre. Fruit d’un travail mené dans les archives, l’exposition retrace l’installation des photographes dans la ville jusqu’en 1900, d’abord itinérants avant de se sédentariser. Un don de plaques de verre permet également de découvrir des images de Dole et Tavaux prises dans les années 1900-1910. L’exposition poursuivra ensuite son parcours dans les écoles et à la MJC.
Le programme se prolongera en 2027 dans les médiathèques, avec un temps fort consacré à la photographie contemporaine, professionnelle comme amateur. Puis, durant l’été, le fonds Roland Liot sera mis en lumière. Cette campagne photographique réalisée dans les années 1960, avant l’établissement du secteur sauvegardé, rassemble des milliers de clichés montrant rues, commerces, bâtiments, habitants et voitures. L’objectif sera notamment de confronter le Dole de 1967 à la ville actuelle.

Le musée poursuit sa dynamique
La rentrée se joue aussi au musée des Beaux-Arts. L’exposition consacrée au jeu vidéo, qui devait initialement s’arrêter en septembre, sera finalement prolongée jusqu’à la fin de l’année. Durant l’été, elle a attiré 5 500 visiteurs, soit 40 % de plus que l’année précédente, avec notamment un public plus jeune.
Une nouvelle exposition doit également valoriser les acquisitions récentes de la collection d’art contemporain du groupe Bel, déposée au musée depuis 2012. Le projet, consacré notamment à l’art conceptuel, doit permettre de faire rayonner cette collection à l’échelle jurassienne. En parallèle, la Biennale France-Chine fera étape au musée à partir du 2 octobre avec une sélection d’artistes contemporains chinois et français.
À plus long terme, la Ville souhaite également constituer une nouvelle « capsule » photographique de Dole. Le principe envisagé : découper la ville en secteurs et inviter des amateurs à photographier celui qui leur aura été attribué. Une manière de fabriquer, dès aujourd’hui, les archives qui permettront demain de raconter le Dole de 2027.


























