Champagnole. Au collège Jeanne d’Arc, les projets comme moteur d’apprentissage

Au collège Jeanne d'Arc, les élèves ont appris autrement cette année. Haïkus, immersion historique et procès de l'IA ont nourri leur curiosité.

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Collège Jeanne d'Arc Champagnole
Les troisièmes ont préparé et animé un procès fictif de l'IA. Crédit Photo : Collège Jeanne d'Arc

Au collège Jeanne d’Arc de Champagnole, l’année scolaire s’achève sur une série de projets qui ont marqué les élèves. En cinquième, ils ont découvert les haïkus, ces courts poèmes japonais qui saisissent l’instant. Après avoir lu et analysé cette forme littéraire, ils se sont lancés dans l’écriture.

La rencontre avec Framboise et Michel Poulet, passionnés du Japon, a donné une autre dimension au projet. « Une fenêtre sur un monde lointain » s’est ainsi ouverte devant les collégiens, dont les textes ont même voyagé jusqu’à une artiste installée au Japon.

Les quatrièmes ont, eux, remonté le temps. Tout au long de l’année, chaque élève a incarné une personnalité du XIXe siècle. « Comprendre et incarner » : tel était l’objectif.

Le projet s’est conclu par un apéritif dînatoire dans un décor d’époque. Victor Hugo, Gustave Eiffel ou encore Louis Pasteur ont repris vie le temps d’une soirée. La venue de l’écrivain Gilles Marchand a également créé un dialogue original entre passé et présent, enrichissant encore cette immersion historique.

Une pédagogie qui donne du sens

Enfin, les troisièmes ont mis l’intelligence artificielle sur le banc des accusés. Inspirés par la nouvelle “Le Robot qui rêvait” d’Isaac Asimov, ils ont organisé un procès fictif de l’IA. Avocats, témoins, jurés ou juge : chacun a tenu son rôle avec conviction. Les élèves se sont montrés « spontanés, engagés, convaincants ». Au-delà des thèmes abordés, ces projets ont surtout permis de relier lecture, écriture et oral autour d’objectifs concrets. Une démarche qui, selon l’équipe éducative, aide les jeunes à « apprendre autrement » et à prendre confiance en leurs capacités.