C’est un préfet qui fait oui…

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Depuis 1982, le préfet vient chaque année présenter le rapport des services de l’Etat aux conseillers départementaux. Le préfet Serge Castel s’est prêté « avec plaisir » à cet exercice traditionnel pour la deuxième fois dans le département, il y a quelques jours.

Pour le président du Département, Clément Pernot, c’était l’occasion de mesurer l’importance des relations entre « l’État local » et le Département.

Serge Castel a rappelé que « le préfet ne peut qu’appliquer les politiques publiques que lui demande d’appliquer le gouvernement ».
Il a précisé aussi que l’État se doit de contrôler « car on donne beaucoup d’argent, on fait beaucoup d’accompagnement et, in fine, on voit bien que les choses ne marchent que s’il y a à la fois la carotte et le bâton ».

Mais il a surtout insisté sur son rôle de « facilitateur ».
« C’est facile de dire oui à chaque sollicitation et bien sûr, lorsqu’on dit oui, tout va bien, et on dit souvent oui. C’est plus difficile de dire le non. Et souvent quand l’État dit non, il se retranche derrière un texte, circulez, y’a rien à voir, et ça, ce n’est pas trop non plus mon logiciel. »

Aussi, d’après le préfet Castel, lorsque c’est non, il faut savoir dire pourquoi c’est non et comment ça pourrait être oui. « Et moi je m’évertue depuis ma prise de fonction à ce que nous arrivions à avoir un dire de l’État commun et pas une multiplicité de dires de l’État qui arrivent dans des temporalités différentes et… finalement, que l’on s’aperçoive la veille pour le lendemain qu’il manquait l’avis pour telle ou telle procédure et, patatras ! Rien ne marche. »

Tout cela pour communiquer aux porteurs de projets que, le plus en amont les projets sont pris par la préfecture, « aussi complexes soient-ils, on arrive à les mener à bout ».
L’État qui simplifie ? La magie de Noël !