
De 6 h 30 à 9 heures, ils étaient une centaine d’artisans du bâtiment à ralentir la circulation à Lons-le-Saunier, aux ronds-points de l’Étoile, du Rocher, de Perrigny et de Messia-sur-Sorne. « L’augmentation des prix du carburant nous impacte énormément sur les travaux, on est sur des pertes sèches, on s’aperçoit que tout est imputé, parce que le pétrole est partout », explique Émilien Michel, président de la CNATP. « Aujourd’hui, c’est 10 000 euros par mois en plus. Le gouvernement a promis d’envisager une aide de 20 centimes sur le gazole non routier, mais ils ont dit jusqu’à 20 centimes, ça ne veut pas dire qu’on aura 20 centimes. Et il n’y a rien d’actuel en ce moment », complète-t-il.

« Si on ne fait rien, le travail ne sera plus là »
Une vingtaine d’artisans distribuaient des tracts sur chaque rond-point, faisant patienter les automobilistes entre dix et vingt minutes, avec un plutôt bon accueil. « Les gens sont assez réceptifs, la plupart nous encouragent », affirme David Rebouillat, paysagiste de Bletterans. « Parce qu’on défend aussi leur pouvoir d’achat. Le prix de nos chantiers a augmenté de 10 à 20 % à cause de cette hausse », explique le travailleur.

À destination du rond-point de l’Étoile, une autre action était organisée depuis Dole : une opération escargot qui n’a pas créé d’embouteillages d’ampleur. La CAPEB et la CNATP ont levé totalement les barrages à 9 heures. « On a choisi cet horaire pour toucher un maximum de gens, parce que c’est stratégique, mais on ne peut pas se permettre d’être là une journée, il faut qu’on aille au travail », explique Émilien Michel. « Mais on se mobilise, parce que, si on ne fait rien, ce travail ne sera plus là ».























