Un Lédonien lance sa marque de jouets

Thomas De Sousa est un passionné. Il s’est associé pour créer Turbokid. Il lance à la fin du mois quatre frisbees monstres.

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Thomas De Sousa dévoile ses deux premiers prototypes.

Il est passionné de jouets et de figurines depuis toujours. La sortie de l’enfance ne l’a pas arrêté dans ses achats ! Thomas De Sousa alias Papa Blender a lancé aussi une chaine Youtube, des comptes Instagram et Tiktok sur lesquels il partage de l’info geek au sens large. Une actualité qui intéresse jusqu’à 160 000 abonnés.

« Chaque dimanche, je me retrouvais sur une chaine Twich avec des collectionneurs de jouets dont un professionnel qui travaille dans le milieu depuis vingt ans. » Mathieu Baudouin d’Abystyle studio, Toy designer, a pris contact avec Thomas. Les deux hommes partagent les mêmes goûts pour les figurines des années 80-90.

« Un jour, on a commencé à travailler ensemble, sur des live professionnels pour mettre en avant la gamme de son entreprise. On a organisé notamment un événement en début d’année au musée du jouet à Moirans. » Le binôme est allé au Japon pendant dix jours. « On s’est mis à parler de monstres qu’on aime tous les deux. » En rentrant, ils avaient envie de lancer leur marque.

Des jouets un peu déjantés

Ils ont déposé la marque Goops. « On veut faire un revival, imaginer ce que les monstres des 80s seraient devenus aujourd’hui. » Dans ce but, avec Shoko, la femme de Mathieu, également expérimentée dans le milieu, ils ont créé leur entreprise « Turbokid ». Leur but est de mettre au point des jeux un peu déjantés et bousculer le marché du jouet français.

« Nos jouets devront toucher aussi bien les enfants que les adultes », insiste Thomas De Sousa. Dès la fin du mois, un kickstarter sera lancé pour obtenir un soutien financier et enchaîner sur d’autres créations. Car pour les quatre monstres qui seront mis en vente – un spectre, un dragon, un loup garou, une créature sous-marine – il a fallu investir : conception 3D à partir des dessins, création de moules une fois les prototypes définis, lancement de la production…

« Nos monstres ont été récupérés par des savants fous dans des laboratoires. Ils les ont écrasés pour en faire des frisbees », s’amuse Thomas De Sousa, qui montre les prototypes. Dent en or, yeux en relief… Les détails sont multiples.

Des tarifs compétitifs

« La production va se faire dans des usines qu’on a sélectionnées en Chine. Les tarifs sont les plus compétitifs. Mais ce sont des endroits qui nous apportent les garanties sur des valeurs importantes pour nous. » Ces usines permettent de mettre au point un jouet grand public, pas cher, sur de la petite production, mais les entrepreneurs espèrent toujours trouver les bons interlocuteurs afin de faire du made in France, voire de la fabrication au Japon.

Une fois le kickstarter lancé, il faudra réunir 15 000 euros minimum. Un frisbee monstre coûte 20 euros. Des packs de quatre pour les collectionneurs, des pack collectors seront aussi proposés à la vente sur Kickstarter et toutes les infos sur www.goops.fr.

« Ces frisbees peuvent aussi être des masques ou des objets de décoration. Nous sommes allés plus loin que le jouet », montre Thomas De Sousa. Le rêve de l’équipe est de devenir une marque française pour ses designs très originaux. Des artistes très connus, dans la BD, le street art, ont déjà pris contact pour collaborer. Encourageant…