Salins-les-Bains : le syndicat mixte fait grincer les dents de l’opposition

0
580
Crédit photo Mizenboite.

La Grande Saline, site emblématique de l’histoire et de l’économie de Salins-les-Bains, a fait débat lors du Conseil Municipal du 9 juin. Le Maire et sa majorité ont en effet adopté les statuts d’un syndicat mixte chargé de sa gestion et de son développement, malgré les votes contre des élus de l’opposition chez qui cette décision suscite des inquiétudes quant à la perte de contrôle de la commune sur ce patrimoine communal.

Les élus de « Salins j’aime » sont inquiets à plusieurs titres

La composition du syndicat mixte : la commune ne dispose que de 4 sièges sur un total de 11 (5 pour le département et 2 pour la CCAPS). « Ainsi notre Commune pourra se trouver minoritaire pour des décisions importantes voire financières pouvant avoir des conséquences lourdes sur les missions communales de la Municipalité. »

La répartition des déficits de fonctionnement : selon les statuts adoptés, Salins-les-Bains devrait couvrir 50 % des déficits, tandis que la CCAPS et le département du Jura en assumeront respectivement 20 % et 30 %. Cette répartition pourrait entraîner un fardeau financier considérable pour la commune.

La représentation : « les minorités ne seront pas représentées dans le Comité Syndical, dixit Monsieur le Maire ». La région Bourgogne Franche-Comté, bien qu’investie dans la gestion de la Saline Royale d’Arc-et-Senans, ne fait pas partie de ce syndicat mixte. « Nous ne pouvons que craindre maintenant un désintérêt de la Région pour la Grande Saline. » Idem pour l’état, « se priver de l’État au sein d’un syndicat mixte est une hérésie » souligne l’opposition « Salins j’aime ».

D’autres questions restent en suspens : la gestion des collections des musées salinois ou la sortie éventuelle de la commune du syndicat mixte en cas de désaccord. « L’enjeu présenté par le syndicat mixte pour notre ville n’est pas neutre. C’est un mariage à 3 et si
tout va bien actuellement entre les personnes à la tête des 3 collectivités, tout pourrait également changer avec le temps. En cas de désaccord, la sortie d’un partenaire doit être votée à la majorité qualifiée soit les 2/3 des membres du Comité Syndical. Donc difficile de sortir. Il nous semblerait important que la ville propriétaire de la Grande Saline puisse avoir la main sur la volonté de sortir d’un système qui ne réponde pas ou plus aux enjeux initiaux. »
Les élus de l’opposition appellent à une réflexion plus approfondie sur les modalités de gestion du site.