Retour gagnant des Soufflaculs dans la Capitale du Haut-Jura

Le vent de folie et d’espièglerie qui anime les Haut-Jurassiens parfois n’est pas mort.

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La rue de la Soif très encombrée ce samedi après-midi.

Comme en rugby sport local roi, après quatre années de disette carnavalesque les Soufflaculs 2023 ont transformé l’essai de main de maître et ont ainsi retrouvé leur place dans la Capitale du Haut-Jura.
Du monde oui il y en avait, beaucoup de monde il y en eu, énormément de monde, et pas mal de gens avaient répondu aux organisateurs en se parant du déguisement traditionnel du Soufflacul avec la chemise blanche ceinte du ruban de couleur, le masque noir et le bonnet de nuit… armé des confettis à la main !
Dans certaines tailles, la location n’était plus possible, faute de parure…
On pourra aussi féliciter les organisateurs, les bénévoles, l’association maitresse d’œuvre, les participants et sympathisants, la ville, et tous les partenaires de cette traditionnelle fête conviviale.

 

 

Le Grand Soufflet pour chasser les démons et le diable.

 

Les Soufflaculs, un vrai réseau social populaire…

Les San claudiens d’antan n’avaient-ils pas été déjà précurseurs en matière de réseau social humain avec les Soufflaculs ?
L’anonymat du réseau social ne se cache-t-il pas dans le  déguisement du Soufflacul avec la chemise blanche enrubannée de couleur, et le masque noir sur le visage et le bonnet de nuit sur la tête pour être méconnaissable ?
Et les grandes farandoles main dans la main ne sont-elles pas le lien invisible qui lie les internautes pour transmette attitudes et émotions ?
En extrapolant pourquoi pas, un réseau social humain. De plus cette fête populaire avait une connotation plutôt irrévérencieuse et espiègle. Tout se cache dans son nom «Les Soufflaculs», et où souffle-t-on, la légende dit sous les jupes des filles, là où se cache le démon… Or, l’outil exutoire indispensable c’est le soufflet, le grand soufflet, afin donc d’éloigner les mauvais esprits voire le diable des moindres recoins. Selon la légende païenne.
De plus lors de cette fête, plusieurs temps forts peuvent faire un peu de politique, comme faire sauter les plons-plons, dans un grand linceul blanc. Les effigies de certains présidents de la république ont eu le désarroi de se retrouver dans cette situation.
« On a que les casseroles que l’on mérite » s’exclamaient certains…
Néanmoins le roi a perdu la tête cette année comme les autres malgré la pluie qui aurait pu lui rendre grâce.
En clair, la fête fut belle, et on en redemande pour l’année prochaine.

 

Les diverses musiques ont fait fureur sur le défilé.