Rubrique. Grands mots, grands remèdes : Liquidation totale

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Il n’est jamais trop tôt pour s’y préparer. Cette année les soldes d’été commenceront le 26 juin à 8h du matin et s’achèveront le mardi 23 juillet. Tout article sur les soldes, c‘est incontournable, doit commencer en rappelant que ce mot est masculin pluriel et qu’il n’a rien à voir avec la solde du soldat.

Si l’art des soldes consiste à réduire le stock pour mieux repartir de plus belle, dans nos expressions aussi nous devons faire de la place pour accueillir les petites nouvelles qui s’impatientent et trépignent devant nos dictionnaires.

Profitez-en car prochainement, vous n’entendrez plus ces expressions imagées qui faisaient le bonheur de ma grand-mère.

Fini de couper le sifflet à un beau parleur… Fini de chanter Ramona à celui qui mérite une réprimande. Vous pourrez lui remonter les bretelles mais pour combien de temps encore ? Sûrement pas jusqu’à la Saint Glin-Glin. Et n’espérez pas non plus lui passer un savon. Toutes ces expressions ont vécu et elles ne font plus recette.

Les temps changent. Avec les progrès de la chirurgie ophtalmologique il deviendra exceptionnel de faire mention d’un œil qui dit merde à l’autre.
Mettre une calotte à un petit bout de Zan au prétexte qu’il est bouché à l’émeri va se faire aussi rare que la crotte de bique.

« Ça ne vaut pas tripette » ne vaut plus rien. Et même la gnognotte ne vaut plus grand-chose. Courir la prétentaine ou courir le guilledou en quête d’une fricassée de museaux sont « has been » et même « has been » est vieillot.
La vétusté est remplacée par l’obsolescence sans rajeunir pour autant. Quelle pétaudière !

Mais qu’allons-nous devenir ? J’ai peur, bonnes gens, que nous soyons de la revue et que nous ne tournions en bourrique. À moins que peut-être, je commence à travailler du chapeau…