Lons : le palais de justice va quitter le centre-ville

Le projet de regrouper toutes les juridictions sur le seul site rue Georges-Trouillot se précise. Les élus municipaux ont voté à l’unanimité pour vendre la totalité du site Anne Franck à l’Agence publique pour l’immobilier de la justice.

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"Veut-on que ce bâtiment remarquable de notre centre ancien soit désaffecté ?", a questionné Jean-Philippe Huelin.

La Ville est propriétaire d’un bâtiment situé au 295, rue Georges Trouillot.
« Cet immeuble était destiné à l’ancienne école normale de filles, rappelle le maire, Jean-Yves Ravier. En 2016, la Ville a procédé à une division en deux volumes du tènement et une partie a été vendue au ministère de la Justice pour y installer le tribunal de grande instance ».
L’Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ) souhaite désormais acquérir la totalité du bâtiment ainsi que quelques parcelles attenantes afin de regrouper toutes les juridictions sur un seul site. « L’État souhaite procéder rapidement à la signature de l’acte et nous a proposé une acquisition avec un différé de jouissance, le temps de procéder au relogement des structures qui sont locataires actuelles du site », précise le maire.
Il s’agit de la Fondation INFA, Rudologia, le groupe Sylvia Terrade, et les Dons du sang. Ce différé est établi à 18 mois et pourra être prolongé si besoin.

Des questions sur le devenir du bâtiment

Le prix de la cession est fixé à 1 200 000 euros, conformément à l’évaluation de France Domaine. La mairie devra intégrer dans ses frais le dévoiement de la conduite de chauffage urbain. Interrogé par Emilie Minaud du groupe « Lons Avenir », Laurent Vichard, directeur général adjoint des services en charge des grands projets et de l’aménagement durable, a précisé que le coût serait de 150 000 euros.
Jean-Philippe Huelin, conseiller municipal indépendant, a rappelé qu’il y avait eu un projet d’agrandir le palais de justice à l’arrière de la prison mais que les découvertes d’un matériel archéologique l’avaient empêché. « La Ville avait cédé le premier volume à l’euro symbolique et Jacques Pélissard avait négocié à l’époque avec la Ministre venue inaugurer le site afin que la deuxième partie soit vendue au prix des Domaines », a ajouté l’élu, avant de poser plusieurs questions : quel devenir du gymnase ? Quelle construction projetée par l’Etat ? Qu’est-il prévu dans le terrain à l’arrière du bâtiment, des parkings ? Avez-vous des idées pour reloger des locataires actuels ?
« Le bâtiment rue Pasteur serait un bâtiment désaffecté en pleine ville. Veut-on que ce bâtiment remarquable de notre centre ancien soit désaffecté ? S’il l’est, qu’est-ce qui peut se faire ? Une concertation a-t-elle été menée avec le propriétaire qui est le Conseil départemental ? La Ville a-t-elle des projets de réaffectation ? Ce serait catastrophique pour les commerces qu’il reste vide ».
« Le Département est le propriétaire du palais de justice, je ne vais pas dire ce qu’il doit faire. Le gymnase fait partie de la vente. Je n’ai pas d’information particulière sur le bâtiment », a répondu le maire. La cession a été adoptée à l’unanimité.