Les Dolois s’approprient leur nouveau cinéma
Depuis son premier jour d’ouverture mercredi 19 mars, les Dolois prennent peu à peu leurs marques dans leur nouveau cinéma Le Majestic Rive Gauche.
A la caisse flambant neuve se présente un visage, celui de Marc Gabb, le British tombé amoureux de la France et cinéphile passionné. « J’étais apparemment le meilleur client des Tanneurs« , s’amuse-t-il. Enchanté de pouvoir profiter de ce tout nouvel espace, Marc Gabb gardera un souvenir ému de l’ancien cinéma des Tanneurs. « Quand j’ai regardé mon dernier film aux Tanneurs, j’étais triste et je ressentais une forme de mélancolie en souvenir de toutes mes émotions vécues à cet endroit, une fois passé ce sentiment, j’étais emballé à l’idée de commencer un nouveau chapitre ici », décrit Marc Gabb, avant de s’engouffrer dans l’une des 10 salles du complexe. Ce soir-là, à l’affiche : « Les Bodin’s partent en vrille, Les Tuche, Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan ou encore la Convocation. »
Une histoire du cinéma à Dole
Pour marquer l’évènement, nos confrères de RCF Jura avaient organisé pour le deuxième soir d’ouverture une émission animée par Christophe Bordet et retransmise depuis le vaste hall d’entrée de l’établissement, avec un plateau d’invités. Thierry Rousseau, fin connaisseur du cinéma et ancien responsable de l’Institut Régional du Cinéma et de l’Image (IRCI), a livré quelques anecdotes sur l’histoire du cinéma dans la cité Pasteur et l’implication de personnes, comme Robert Sadosky. Des souvenirs d’anciennes salles obscures que comptaient la ville avec le Moderne, avenue de Northwich et une salle pouvant accueillir 750 spectateurs, énorme pour l’époque ! « Je me rappelle : j’arrive à Dole, j’ai 15 ans, je vais voir la première de Rocky 1 et je peux vous dire qu’en termes d’affluence çà dégageait à l’époque ! Puis arrivera le cinéma des Tanneurs, avec d’abord trois salles, puis en 1983, sous l’époque du maire Gilbert Barbier, la surface est doublée pour passer à 6 salles », retrace Thierry Rousseau en évoquant l’arrivée du studio MJC, l’atelier 16 millimètres et les écrans Salamandres, avec des souvenirs de projections comme le film « La griffe et la dent » de 1976.
Une période bénie pour la culture en France du début des années 80 retracée par Thierry Rousseau, qui évoquait des noms qui ont compté dans l’histoire cinématographique régionale et les débuts de Jean-Claude Tupin qui n’était pas forcément prédestiné pour faire carrière dans ce milieu, mais la passion a pris le dessus. Il ouvrira Le Club à Vesoul et construira peu à peu un empire jusqu’à ouvrir ce magnifique cinéma à Dole sans jamais rien lâcher !
Une région de cinéma
L’occasion de rappeler la bonne santé du ciné franc-comtois avec de nombreux festivals sur la région Entrevues à Belfort, Rencontres internationales de cinéma de Pontarlier organisées par le Ciné-Club Jacques Becker, Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul, sans oublier le Festival du Film d’Amour à Saint-Amour.
Les Dolois possèdent un cinéma à la pointe de la technologie
Avec 10 salles, dont une salle IMAX qui proposera une expérience visuelle et sonore immersive dans le film. « Imaginez un film avec un avion qui décolle d’une piste, si celui-ci passe, vous entendrez la fin du décollage derrière vous », explique Mickaël Rover qui détaille que plusieurs espaces accueilleront la vaste collection d’objets cinématographiques de Jean-Claude Tupin, avec des projecteurs anciens, bobines, etc… L’espace côté bar, pourra éventuellement être privatisable pour des réunions d’entreprises ou pour l’organisation de soirées spéciales pour des avant-premières.
Il est possible d’écouter cette émission en podcast sur: https://www.rcf.fr/culture/magazine-du-cinema-0
E.S.