Gare : les aménagements vont démarrer

Les travaux se tiendront tout au long de l’été. Un quai central, modernisé, sécurisé et arboré, va être créé.

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A droite, Brice Duchemin s'est accordé avec le maire pour travailler à un lieu dédié à l'histoire du chemin de fer.

La mairie de Lons-le-Saunier a organisé une réunion de présentation des travaux de la gare routière et ferroviaire. Les travaux du futur Pôle d’échange multimodal sont sur le point de démarrer. Ils dureront dix-huit mois et s’articuleront autour de deux phases.
La première concerne le secteur « gare routière » et s’achèvera en septembre. « Un quai central, modernisé, sécurisé et arboré, sera créé, présente le maire, Jean-Yves Ravier. Dix emplacements seront dédiés aux autocars pour couvrir notamment la rotation des bus scolaires. »
Les travaux de cette première phase se tiendront tout au long de l’été, afin de minimiser l’impact sur le trafic des bus scolaires. Un plan de circulation temporaire sera ensuite mis en place pour maintenir le service dans des conditions acceptables, malgré les contraintes inhérentes au chantier. « La rue Aristide-Briand sera mise en sens unique pendant trois semaines-un mois afin que les bus se stationnent », précise l’élu.
La seconde phase, qui débutera début 2024, aura pour objectif le réaménagement total du parvis avec de nouveaux îlots végétalisés, du mobilier urbain et des stationnements pour les vélos. Un parking de trente places sera recréé à côté du tènement de l’ancien Mc Donald. Au total, une centaine d’arbres seront plantés sur cet espace, alimenté en eau directement par la récupération des eaux de pluies de l’ensemble de l’emprise du projet. Les travaux doivent durer une année.

Un lieu dédié à l’histoire du chemin de fer

Brice Duchemin, à l’origine d’une pétition contre la déconstruction de l’ancienne gare routière avec plusieurs centaines de signatures, est intervenu. « La demande de démolition a été faite dans les règles, lui a expliqué Jean-Yves Ravier. Si nous voulons un projet moderne, nous n’avons pas d’autre choix que de la détruire. Nous avons demandé à la maintenir, mais ce n’est pas possible. Ce n’est pas un monument historique. » Les deux hommes se sont accordés pour travailler à un lieu dédié à l’histoire du chemin de fer, la question de l’abri des scolaires étant réglée.
Des riverains ont témoigné que cette démolition est une bonne chose. « Je ne vois pas d’inconvénient à ce que cette verrue disparaisse. Par contre, j’ai du mal à comprendre comment les flux vont s’organiser. » Le maire a rappelé que cet aménagement s’inscrit dans un projet plus large : la requalification de la rocade. Les commerçants ont regretté que des places de stationnement soient encore supprimées, ce qui ne facilite pas leur travail.
Le coût total de l’opération s’élève à 3,4 millions d’euros, avec des subventions de la Région, de l’Etat pour plus d’un million chacun et d’Ecla.