Emmanuel Macron en visite surprise à Dole !

Devant désormais dissimuler les différentes étapes de ses déplacements, s'il souhaite échapper aux concerts de casseroles et éviter d'être publiquement trop conspué, le Président de la République a improvisé une halte sur le marché de Dole, avant de se rendre au château de Joux (25) à l'occasion du 175e anniversaire de l'abolition de l'esclavage en France. Morceaux choisis.

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Emmanuel Macron a fait une escale d'environ une heure sur le marché de Dole, en fin de matinée, ce jeudi 27 avril. (Crédit photo : Ville de Dole).

Laborieuse opération de reconquête de l’opinion publique pour le gouvernement, au lendemain du report de la loi immigration, faute de majorité.
Et quand il faut y aller, c’est le patron qui se charge de montrer l’exemple…
Ainsi, Emmanuel Macron a fait une escale d’environ une heure sur le marché de Dole, en fin de matinée, ce jeudi 27 avril.
« Première escale d’une série de déplacements non-annoncés… » évoque une source policière, proche de son entourage.
Globalement, le chef de l’État a déroulé sans obstacle ses éléments de langage habituels au cours d’échanges divers et variés, toujours cordiaux, avec les exposants ou les clients du marché dolois, notamment à propos de la baisse du pouvoir d’achat et des fâcheuses conséquences commerciales qu’il provoque.
Inflation, déserts médicaux, fiscalité, les doléances étaient nombreuses de la part des Dolois. Mais l’opération de communication s’est avérée plutôt réussie dans son ensemble.

« Vous nous enfumez depuis 5 ans et vous avez encore 4 ans »

Seule rencontre un peu plus tendue, celle avec l’ancienne figure des gilets jaunes Fabrice Schlegel où à l’issue d’un bref tête-à-tête portant sur la dette exponentielle, les impôts et le système de santé, l’entrepreneur en immobilier a conclu :
« Vous pouvez enfumer les Français, vous nous enfumez depuis 5 ans et vous avez encore 4 ans. C’est le jeu, c’est la démocratie, vous avez été élu. Les français, c’est eux qui ont fait les cons ». Avec le sourire, après une poignée de main amusée, le président s’est éloigné.
Questionné par la presse avant de réintégrer son véhicule, le Chef de l’état résumait la démarche de ce déplacement imprévu.
« Il faut expliquer, travailler, aller au contact, démontrer, débattre et faire.
C’est plus simple quand c’est comme ça (sous-entendu sans le bruit des casseroles NDLR). Il y a des gens pas contents, mais vous pouvez parler, vous pouvez convaincre, et c’est ça qui m’intéresse…  Je vais au contact pour entendre les difficultés, avoir des idées nouvelles, ressentir ce qui est compris et pas compris, traiter les colères… Je cherche à avancer pour le pays ».
Puis l’escorte présidentielle poursuivait son périple vers le château de Joux, où cette fois-ci, un tumultueux comité d’accueil l’attendait.
Le principe de réalité n’est qu’un éternel retour…