Genlis. La mutuelle communale a trouvé son public

Plus de trois ans après sa mise en place, la mutuelle communale de Genlis couvre plus d'une centaine d'habitants. Un dispositif destiné à alléger le coût de la complémentaire santé, notamment pour les retraités.

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Avec plus d'une centaine d'habitants couverts, la mutuelle communale de Genlis s'inscrit désormais dans le quotidien de nombreux foyers.

Soixante contrats actifs et plus de 100 habitants couverts. À Genlis, la mutuelle communale poursuit son développement, trois années après son lancement. Face au coût croissant des complémentaires santé, la municipalité avait fait le choix de proposer une offre négociée aux habitants. Une initiative portée par Jacqueline Della Torre, adjointe au maire chargée notamment des personnes âgées. « Je me suis rendu compte que les mutuelles devenaient très chères et qu’on avait quand même des gens vieillissant sur la commune », se souvient l’élue.

L’idée était simple : réunir suffisamment d’adhérents potentiels pour obtenir des tarifs plus intéressants. À l’issue d’un appel d’offres, l’assureur AXA avait été retenu. Au-delà du prix, la proximité de son agence, située à quelques pas de la mairie, avait pesé dans la décision. « Les gens ont besoin, surtout à un certain âge, de pouvoir avoir une personne en visu », insiste Jacqueline Della Torre.

Les retraités en première ligne

Depuis, le dispositif a progressivement trouvé son public. Fin 2023, 39 contrats avaient été enregistrés. Vingt-quatre nouvelles souscriptions en 2024, puis vingt en 2025 ont suivi. Si certains adhérents ont quitté le dispositif, notamment après avoir retrouvé une couverture employeur ou une offre plus avantageuse, 60 contrats restent aujourd’hui en cours.

Sans surprise, les seniors représentent les deux tiers des adhésions. Mais la mutuelle attire également des artisans, commerçants, autoentrepreneurs, ou encore des assistantes maternelles et des jeunes actifs. Elle s’adresse aussi aux personnes dont les revenus dépassent légèrement les plafonds permettant de bénéficier d’une complémentaire santé solidaire. Autant de profils pour lesquels le coût d’une couverture individuelle peut peser sur le budget.

Des économies, mais pas d’obligation

Le principe repose sur une démarche volontaire. Les habitants peuvent présenter leurs garanties actuelles à l’assureur, qui établit une comparaison avec ses propres propositions. Libre ensuite à chacun de souscrire ou de conserver son contrat. Les besoins varient d’ailleurs considérablement selon l’âge et la situation professionnelle.

Sur les économies réalisées, l’élue reste prudente, mais cite un exemple : « Je sais que la première année, il y a un couple qui a fait au moins 800 euros d’économie. » Un résultat individuel qui ne préjuge toutefois pas des gains possibles pour les autres assurés.

Chaque année, la municipalité fait le point avec AXA sur l’évolution des adhésions. Jacqueline Della Torre assure ne pas avoir reçu de retours négatifs et souligne le rôle du bouche-à-oreille dans la diffusion du dispositif. Pour elle, cette démarche illustre aussi la capacité d’une commune à intervenir sur des dépenses du quotidien. « Il faut essayer d’innover, de trouver des choses pour améliorer le quotidien des gens. C’est pourquoi on a été élu, d’ailleurs », conclut-elle.