À seulement 21 ans, Mathéo Falconnet-Griffon possède déjà un solide palmarès. Né à Dole et originaire de Rochefort-sur-Nenon, le jeune pilote vient de décrocher un nouveau titre en remportant le championnat “600 Promotion Cup”. Une consécration qui récompense plusieurs années de progression et pourrait désormais lui permettre de franchir une nouvelle étape dans sa carrière.
Son histoire avec la moto commence dès l’âge de cinq ans. Il faut toutefois attendre ses 16 ans pour le voir découvrir la piste et la compétition. D’abord engagé en 125 cm³, il participe au championnat régional avant de se mesurer aux pilotes nationaux. Avec succès, puisqu’il décroche trois titres régionaux, puis un titre de champion de France d’endurance en 125 cm³, en 2023.
L’an dernier, nouveau changement de dimension avec son passage en 600 cm³. Il s’engage alors dans la “First Race Cup” du championnat WERC, une catégorie réservée aux pilotes ne possédant aucun palmarès dans cette cylindrée. Là encore, il s’impose. Cette saison, il rejoint la “600 Promotion Cup”, où les possibilités de réglage des motos sont plus importantes. « Les niveaux entre les motos restent sensiblement les mêmes. On reste maître de ce qu’on fait avec la moto », souligne-t-il.
Un championnat qui fait la part belle au pilotage
Cette année, le calendrier comprenait cinq week-ends de compétition, répartis sur plusieurs circuits français et espagnols. Chaque rendez-vous proposait deux épreuves : un sprint le samedi, disputé sur 12 à 18 tours selon les circuits, puis une course d’une heure le dimanche, avec un ravitaillement obligatoire à mi-parcours.
Un format particulièrement intéressant pour les pilotes qui souhaitent s’orienter vers l’endurance. Organisé indépendamment de la Fédération française de motocyclisme, ce championnat privé constitue aussi une porte d’entrée vers des compétitions plus prestigieuses. « Le championnat est super accessible et abordable. Et on roule beaucoup sur un week-end. Et ça, c’est ce qu’on recherche », explique Mathéo Falconnet-Griffon.
Un possible guidon aux “24 Heures du Mans”
Car derrière ce championnat se cache un objectif bien précis : obtenir un guidon pour les “24 Heures du Mans” moto. Les vainqueurs des différentes catégories peuvent en effet prétendre à une sélection pour participer à cette épreuve d’endurance. « Le but, c’était de pouvoir accéder à ce fameux guidon pour les “24 Heures du Mans” », confie le pilote.
Son titre lui permet aujourd’hui d’espérer une participation à l’édition d’avril prochain, potentiellement au sein du team WERC, sur la moto numéro 212. Mais rien n’est encore acquis. « On attend de voir qui sera sélectionné. Pour l’instant, on n’a pas eu d’informations là-dessus. On a fait ce qu’il fallait en gagnant le titre. »
En attendant une éventuelle réponse, Mathéo Falconnet-Griffon entame sa préparation hivernale. Au programme, renforcement musculaire, gainage et travail cardiovasculaire, avec une attention particulière portée à l’endurance. « Là, on va plus s’axer sur le cardio pour vraiment tenir sur la distance », précise-t-il. Après deux titres consécutifs en 600 cm³, le jeune Jurassien espère désormais transformer ses résultats en une première expérience sur l’une des plus célèbres courses d’endurance moto.

























