Des toilettes attendues depuis dix ans, des salles à remettre en état en quelques semaines ou encore des cantines à moderniser. À Lons-le-Saunier, la rentrée scolaire se raconte cette année à travers une multitude de chantiers, parfois peu spectaculaires, mais très concrets. Durant l’été, plus de 300 000 euros ont été consacrés aux sept groupes scolaires. Une enveloppe dégagée après l’arrivée de la nouvelle municipalité. « La priorité, de toute façon, c’était les écoles, le confort des élèves, mais aussi de nos équipes », assume le maire, Cyrille Brero.
Pour choisir où intervenir, la Ville s’est appuyée sur les remontées des services et des communautés éducatives. Une hiérarchie s’est alors dessinée : « D’abord, ce qui est nécessaire. Ensuite, ce qui est utile. Et ensuite, ce qui est agréable », résume Jean-Marc Vauchez, adjoint aux affaires scolaires. À l’école Dolto, le nécessaire prend ainsi la forme de sanitaires dans les étages. Jusqu’ici, élèves et enseignants devaient redescendre au rez-de-chaussée. « Il y avait vraiment des choses qui étaient attendues », reconnaît Cyrille Brero.
À l’école Prévert, trois salles ont été rénovées, tandis que les cantines maternelle et élémentaire ont été modernisées. Deux lave-vaisselles professionnels, pour un investissement de 50 000 euros, doivent aussi faciliter le quotidien des agents. À l’école Paul-Émile-Victor, la réponse est venue d’en haut : 100 m² de voile d’ombrage ont été installés dès juin dans une cour très exposée. Les jeux et leur sol amortissant ont également été repris. « Ça change la vie », rapporte Jean-Marc Vauchez en évoquant le retour de l’équipe éducative.
Huit semaines pour tout boucler
Derrière ces interventions se cache aussi une course contre la montre. Une fois les élèves partis, les services disposent de l’été pour enchaîner les chantiers. « En huit semaines, il faut tout faire », souligne Cyrille Brero. À l’école Rollet, le dédoublement de certaines classes, connu tardivement, a ainsi imposé de créer rapidement de nouveaux espaces. Parquet, peinture, éclairage, prises réseau, Wi-Fi et matériel informatique : des salles ont dû être reprises « de A à Z ».
D’autres besoins devront patienter. La végétalisation de la cour de l’école Bernard-Clavel, très minérale, est désormais prévue pour 2027. À l’école Rousseau, des brise-soleil et de nouvelles huisseries doivent déjà permettre de gagner quelques degrés. La logique restera la même au fil du mandat : intervenir établissement par établissement. « On ne peut pas prioriser tout et tout le monde en même temps », reconnaît le maire. Certaines écoles vieillissantes, dont Rousseau, nécessiteront toutefois une attention particulière.
Après l’urgence, anticiper
Car derrière les travaux se dessine un autre défi. Les écoles publiques lédoniennes accueillent 1 100 élèves cette rentrée, contre 1 147 l’année précédente. Une baisse qui représente environ deux classes à l’échelle de la ville. « Perdre ne serait-ce qu’une petite cinquantaine d’élèves, c’est important », observe Jean-Marc Vauchez. La municipalité veut donc engager un travail de fond sur la sectorisation scolaire.
Les nouveaux programmes immobiliers devront notamment être intégrés pour éviter de fragiliser ou, à l’inverse, de surcharger certains établissements. « Il faut travailler avec un vrai esprit de prospective », insiste l’adjoint. Après un été consacré à régler les urgences du quotidien, la Ville veut ainsi regarder plus loin : adapter ses écoles aux élèves qui les fréquentent aujourd’hui, mais aussi à ceux qui pousseront leurs portes demain.


























