Dole. Coop’Agir célèbre 20 ans d’accompagnement et de lien social

Créée en 2006, la Maison-Relais de Coop’Agir a célébré ses 20 ans à Dole, ce 29 mai, à l’occasion de la Fête nationale des pensions de famille. Deux décennies durant lesquelles la structure a permis à des dizaines de personnes fragilisées de retrouver un cadre de vie, du lien social et une forme de stabilité.

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Résidents, encadrants et bénévoles ont célébré ensemble les 20 ans de la Maison-Relais de Coop’Agir à Dole.

Vingt ans après son ouverture, la Maison-Relais de Coop’Agir continue de remplir sa mission auprès des personnes les plus isolées. À Dole, la structure accueille aujourd’hui 29 résidents confrontés à des situations de précarité, souvent associées à des troubles psychiques et à des ruptures familiales ou sociales. « Ce sont principalement des personnes isolées qui viennent ici chercher une famille de substitution, une deuxième famille », explique Marina Bastien, cheffe de service du dispositif.

Concrètement, les résidents disposent d’un logement en colocation tout en bénéficiant d’espaces collectifs où se déroulent repas, activités, sorties ou encore temps d’échange. Un accompagnement assuré quotidiennement par deux maîtresses de maison et une éducatrice, véritables piliers de la structure. « Elles sont le cœur battant de ce dispositif », souligne cette dernière, qui a elle-même travaillé quinze ans au sein de la Maison-Relais avant d’en prendre la supervision.

Un projet né d’un besoin identifié

Cette journée anniversaire coïncidait avec la Fête des pensions de famille, un rendez-vous national permettant de faire découvrir ces structures au grand public et aux partenaires. Une occasion particulière cette année puisque Coop’Agir soufflait sa vingtième bougie.

Présidente de l’association et présente dès les débuts du projet, Danielle Bavoux a rappelé les circonstances de sa création. « À l’époque, c’était une demande des services de l’État. Il y avait un besoin et nous avons répondu présents », explique-t-elle. Le principal défi fut alors de trouver un lieu d’accueil adapté. Faute de locaux disponibles, la première Maison-Relais s’est installée temporairement à la périphérie de Dole, avant de rejoindre son emplacement actuel quelques années plus tard, après d’importants travaux d’aménagement.

Au fil du temps, la structure a élargi sa capacité d’accueil. Initialement prévue pour 17 personnes, elle en héberge désormais 29. Une évolution qui témoigne, selon Danielle Bavoux, de l’utilité du dispositif sur le territoire. « Cela montre bien que cette Maison-Relais était indispensable et nécessaire », estime-t-elle.

Rompre l’isolement et recréer du collectif

Au-delà du logement, l’objectif est avant tout de permettre aux résidents de retrouver une place dans la société. Les équipes accompagnent les personnes dans leurs démarches, leur suivi de santé et leur vie quotidienne. Mais le cœur du projet repose surtout sur la création de liens. Repas partagés, sorties, projets collectifs ou événements festifs sont autant d’occasions de rompre l’isolement.

« L’isolement, c’est ce qu’il y a de plus difficile », rappelle Danielle Bavoux. L’enjeu consiste alors à aider chacun à reprendre confiance, à s’ouvrir aux autres et à participer à la vie collective. Un travail de longue haleine qui, selon la présidente, porte aujourd’hui ses fruits. « Avec le regard des vingt années passées, je me dis que c’est une vraie réussite », confie-t-elle.

Si le modèle a fait ses preuves, Coop’Agir réfléchit déjà à son avenir. L’association travaille actuellement à une évolution de son offre afin de répondre aux nouveaux besoins des publics accueillis. Une manière de poursuivre, pour les années à venir, cette mission d’accompagnement et de solidarité engagée depuis deux décennies.