Édito. L’heure en trop… ou en moins ?

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passage à l'heure d'été 2026

Deux fois par an, l’humanité se livre à un rituel étrange : avancer ou reculer ses horloges d’une heure, comme si le temps était une simple chaise que l’on déplace dans le salon. Une nuit, à 2 heures du matin, il sera donc… 3 heures. Une heure envolée. Disparue. Volatilisée, probablement en RTT.

Concept Paysage Du Revermont Lons-le-Saunier

Officiellement, on nous explique que ce changement d’heure permet de faire des économies d’énergie. Officieusement, il permet surtout de tester notre capacité collective à être désorientés dès le réveil. Car le vrai drame n’est pas tant l’heure perdue, mais le lundi matin qui suit. Ce moment suspendu où le corps croit qu’il est 6 heures, l’horloge affiche 7, et le café, lui, refuse toujours de faire effet.

Il y a les optimistes, qui voient dans le passage à l’heure d’été la promesse de soirées plus longues, de terrasses ensoleillées et de balades tardives. Et puis il y a les autres : ceux qui, pendant trois jours, vivent dans un jet lag sans avion, arrivent en avance à leurs rendez-vous… ou les ratent complètement.

Les animaux, eux, n’ont rien demandé. Les chats continuent de réclamer leur repas à la même heure (la leur), et les vaches regardent les agriculteurs avec suspicion : “Encore une invention humaine ?”

Le plus fascinant reste le débat éternel : faut-il supprimer le changement d’heure ? Chaque année, la question revient, les sondages s’enchaînent, les avis s’opposent… puis rien ne change. Sauf l’heure, évidemment.

Il faut avoir une pensée pour cette heure sacrifiée. Et surtout, préparez-vous : dans six mois, on recommence.