1 600 manifestants pour défendre l’hôpital

Les intervenants ont exprimé leur colère et leur inquiétude après la fermeture temporaire à Champagnole du service des consultations non programmées et de l’arrêt de la ligne Smur.

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Après une heure de discours, les manifestants ont arpenté les rues.

La place de Champagnole était noire de monde, samedi 26 novembre. Au plus fort du rassemblement, quelque 1 600 manifestants, venus de tout le Jura, s’étaient mobilisés pour défendre l’hôpital de Champagnole. Du jamais vu, pour dénoncer la fermeture temporaire du service des consultations non programmées et de l’arrêt de la ligne Smur en novembre dernier et ce mois de décembre.
Avant de parcourir les rues de la ville, les discours se sont succédé pendant près d’une heure. Annette Bouillon, vice-présidente du comité de défense et de soutien des hôpitaux CODESOHO Jura Sud, a donné le ton. « Cette fermeture a provoqué indirectement deux drames. Un homme de 47 ans a perdu la vie. Une petite fille de 5 ans et demi a attendu plus de 50 minutes le Smur de Morez pour ne plus souffrir. Il a fallu cinq minutes au médecin urgentiste pour la calmer. » La plupart des intervenants ont rappelé que le délai réglementé d’accès aux soins urgents est de moins de trente minutes.

D’autres actions à venir

Ils ont également demandé « pourquoi le bassin de Champagnole qui concerne une centaine de communes et plus de 30 000 personnes n’a pas la même valeur que le bassin de Lons ? ». Pour Guy Saillard, le maire, « Champagnole a beaucoup donné au niveau des fermetures de services. Le Smur, c’est trop ! Nos vies sont en danger ». Clément Pernot, le président de la communauté de communes et du Département, a répété qu’avec les autres élus, bien représentés avec leurs écharpes, ils « combattraient ces mauvaises décisions. Si nous voulons être entendus, il faut aller à la maison mère. Il faut envisager un déplacement de masse pour se faire entendre à Lons ». L’élu, qui a écrit au préfet afin qu’il réquisitionne les sapeurs-pompiers du Service de santé et de secours médical du Service départemental d’incendie et de secours, comme cela a été fait pour Dole cet été, s’est dit « étonné » qu’il n’y ait pas eu de suite. « On ne peut pas admettre qu’il y ait des citoyens de seconde zone. »
« Nous devons nous battre tous ensemble, a scandé la présidente du comité de défense, Michèle Vincent. On ira à Lons, on ira à Dijon devant l’Agence régionale de santé, on ira à Paris s’il faut, mais on ira ! »

Plusieurs élus se sont mobilisés.