Située rue du Temple, la chapelle avait été acquise par la Ville en 2016 pour un euro symbolique, après une procédure de bien sans maître. La commune avait auparavant dû réaliser des travaux d’urgence sur la toiture, alors menacée d’effondrement.
Depuis, le bâtiment reste fortement dégradé. Une étude avait évalué à environ 200 000 euros les travaux nécessaires pour évacuer les gravats et sécuriser les lieux. Une dépense difficilement compatible avec les finances communales.
Mis en vente en 2026 après une estimation des Domaines à 10 000 euros, le bâtiment a rapidement trouvé acquéreur. Pour Frédéric Godin, conseiller municipal adjoint au patrimoine, cette vente constitue avant tout une solution pour préserver le lieu. « Le vendre n’est pas ce qui nous fait le plus plaisir, mais le vendre c’est le préserver », résume-t-il. La Ville s’était renseignée sur le parcours de Lorris Chevalier, qui a déjà restauré des biens à Tournus. « Il a pris le dossier avec beaucoup de sérieux », souligne l’élu.
Restaurer sans dénaturer
Passionné par la période médiévale et les bâtiments anciens, Lorris Chevalier a découvert la vente par les médias. « Je me suis dit que ça pourrait être intéressant de poursuivre une aventure de rénovation complète du lieu », explique-t-il.
Son projet prévoit un seul grand appartement destiné à la location. Mais pas question pour lui de transformer le bâtiment au mépris de son histoire. « Le but n’est pas de faire quelque chose de moderne mais vraiment de respecter l’ancien », insiste-t-il. Des artisans spécialisés, notamment des maçons et des ébénistes, devraient intervenir.
Avant la restauration, le chantier commencera par une longue phase de nettoyage et de sécurisation. « Il faut au moins un an », estime l’acquéreur, qui espère réaliser l’ensemble du projet sur environ cinq ans. « On n’a pas une vision claire tant que le lieu n’est pas nettoyé. »


























