L’invité de la semaine : Benjamin Melot

Le motard jurassien participera en janvier 2020 au 42e Dakar en Arabie Saoudite, sur un type de terrain qu’il connait bien. Avec l’espoir de rééditer l’exploit de l’an dernier au Pérou : finir (qui sait bien placé).

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Le jurassien espère rééditer son exploit : finir le Dakar (et qui sait bien placé ?)

Benjamin Melot, pouvez-vous vous présenter en quelques mots s’il vous plaît ?
Je suis jurassien, originaire de Lons. Et j’ai fait mes études de mécanique moto à Gray sur 4 ans. Ensuite je suis parti au Mans pour me spécialiser dans la mécanique compétition. J’ai travaillé ensuite pour Cyril Despres qui a gagné cinq Dakar, et j’ai eu la chance d’en gagner deux avec lui. C’est lui qui m’a présenté au rallye raid et grâce à ça, je me suis lancé en 2018 sur mon premier Dakar en tant que pilote.

Malheureusement il y a eu une casse moteur sur cette première participation, mais vous vous êtes bien rattrapé sur le Dakar 2019 qui se courait au Pérou ?
Il est vrai que ce Dakar s’est bien déroulé. J’ai eu mon petit lot de galères, quand même mais au final pour un résultat très très satisfaisant : 2ème Français, 21ème au classement général. C’était même quelque chose d’inespéré. Je me voyais dans les 50 premiers, mais pas aussi près du top 20.

Ce Dakar a aussi un peu changé votre vie. Expliquez-nous pourquoi.
Dans le milieu, les gens au début me voyaient comme « le mécano qui essaie de faire un peu de moto ». Et puis ce Dakar est venu un peu comme une surprise et une consécration : les gens du milieu se sont dit “Ah oui, en fait il mérite quand même de faire ce qu’il fait”. Pour autant je ne deviens pas pilote professionnel. Je reste toujours en catégorie amateur, mais avec le professionnalisme que j’ai pu apprendre auprès de bons pilotes.

Le Dakar finalement c’est un virus, une fois qu’on l’a attrapé on ne s’en débarrasse plus. Vous avez justement une nouvelle idée en tête ?
C’est vrai, je partirai pour mon 3ème Dakar le 5 janvier 2020, mon premier en « malle moto » donc  sans assistance, en autonomie : une malle (pièces de rechange), une moto, une paire de roues, une tente et feu !

Cela nécessite quand même de gros moyens ?
D’ordinaire, le budget général tourne autour de 80.000 euros. Comme je n’aurai pas d’assistance, il sera ramené autour de 60.000 euros (en incluant la moto).

Que peut-on faire pour vous soutenir, parce-que vous représentez le Jura sur le rallye moto le plus prestigieux du monde ?
Aujourd’hui la majorité de mon budget provient du mécénat avec des entreprises. Beaucoup d’entreprises jurassiennes d’ailleurs, que je remercie parce que tout le monde joue le jeu. Grâce à un effet boule de neige et grâce à eux, j’espère pouvoir repartir et faire briller les couleurs du Jura.

Depuis 2014, vous étiez basé à Dubaï avec un travail pour KTM, et des entrainements personnels moto dans les dunes. Qu’en est-il désormais ?
La nouvelle de l’année, c’est que je suis revenu dans le Jura. J’ai quitté les Emirats fin Juin et je suis content d’être revenu sur ma terre natale. Je vais continuer à voyager pour mon travail, mais avec un ancrage jurassien.

Cela vous permettra t-il de vous rapprocher de votre public, de vos fans ?
Oui,  j’organise d’ailleurs bientôt une soirée où j’invite mes partenaires et aussi le grand public pour échanger. Après une présentation du Dakar et des questions-réponse au cours d’un apéritif offert, il sera possible de poursuivre par un repas (inscription indispensable).

A venir : soirée Dakar 2020 avec Benjamin Melot et sa moto, le samedi 30 novembre à partir de 19h à Juraparc, salle Vallière.

A suivre : 42e Dakar du 5 au 17 janvier 2019 en Arabie Saoudite.
Contact :
www.benjaminmelot.com/ Facebook

Propos recueillis par Stéphane Hovaere