Le FC Saint-Claude Rugby a mangé du Lynx dolois

Un match épique.

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Que la victoire est belle quand elle est acquise avec le cœur.

La rencontre de rugby Saint-Claude/Grand Dole avait fait couler pas mal d’encre la semaine précédente, en présentant ce derby comme relativement explosif. Les lynx rouge et blanc n’avaient pas caché leurs intentions voire même leurs prétentions logiques d’affirmer une certaine suprématie rugbystique régionale.
« Ils avaient l’idée de ramener autre chose qu’une belle prestation de leur voyage dans le Haut-Jura, histoire de s’affirmer dans le sommet du tableau de la poule ».
Mais de l’intention à la réalité, il en fut tout autrement en ce dimanche printanier du 9 octobre dans l’antre de Serger, qui en a vu déjà bien d’autres. Devant son public avec plus de 800 personnes, toutes acquises à sa cause, et tonitruantes comme à l’accoutumée, la formation san claudienne a fait montre d’un réalisme solidaire assez intéressant et d’une abnégation à toute épreuve…

«Ils ont mouillé le maillot»…

Oui presque toute la première mi-temps, la formation doloise a dominé la rencontre sans conteste, mais d’une domination stérile, n’utilisant pas à bon escient les bons ballons obtenus d’une possession parfois outrageuse.
Au lieu de jouer sur les extérieurs plus libres, les Rouge et blanc voulaient à tous prix transpercer les pipiers au milieu du terrain, qui les attendaient de pied ferme, avec une solidarité infaillible en défense pour limiter les fautes.
Plutôt disciplinés les locaux ont laissé passer l’orage sans trop de dégâts, malgré les cartons, mais ont cependant lancé plusieurs banderilles meurtrières et victorieuses avec le nouveau papa Thomas Marini à la baguette «presque un ministre de l’intérieur», et un Una Paéa plus que percutant.
Tant et si bien que nos amis dolois ont toujours été à la traine avec un débours de 16 à 3 aux citrons et un 29 à 17 au coup de sifflet final. La messe était dite.
Oui rien ne sert de courir, mais il faut… comme le dit la fable.
«Que cela serve de leçon» pouvait-on entendre de la bouche des perdants du jour à la buvette «lieu où on refait le match, une bonne bière à la main»…