Le CSL s’inquiète

La non-avancée du projet de club house pourrait avoir des incidences.

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Le président du CSL, Joël Tomakpleconou, a moins de visibilité sur le partenariat que pourrait amener la Ville.

Le CSL vient de tenir son assemblée générale. L’occasion de rappeler les objectifs : renouvellement du label deux étoiles de l’école de rugby en juin, pérennisation et recrutement de nouveaux éducateurs, faire le lien avec les seniors…
« Avec le comité directeur, je défends l’idée de faire autre chose que du rugby : les devoirs, trouver un stage, un premier job… Aujourd’hui, ce qui est difficile est de proposer des choses mais de ne pas avoir le cadre », a répété le président, Joël Tomakpleconou.
Le CSL souhaite se maintenir en fédérale 2.
« Cela se jouera à huit victoires, annonce l’entraîneur principal, Christophe Vojetta. Une saison promue est toujours difficile. Le maintien ne se devra qu’à nos performances sportives. » Équipes A et B sont actuellement 10e.
Côté projets, un diagnostic va être mené pour mieux structurer le club demain. Des opérations d’éco-responsabilité sont également annoncées.

Des infrastructures vétustes

La grosse inquiétude concerne le projet de club house, porté depuis plusieurs années.
« Nos vestiaires sont vétustes, amiantés. Nous avons 300 licenciés, recevoir tout le monde le mercredi est compliqué », pose le président. Le CSL a besoin que les collectivités l’accompagnent sur cette construction d’un nouveau bâtiment de 500 m2. Mais l’association « a moins de visibilité sur le partenariat que pourrait amener la Ville. Les raisons invoquées sont d’ordre budgétaire. J’ai peur que ce travail s’arrête, qu’on perde le label, la formation, que les bénévoles se démobilisent… ».
En l’absence du maire, Antoine Jaillet, conseiller municipal, et représentant également le président d’Ecla en tant que vice-président, se veut rassurant.
« Les subventions devraient augmenter. Le seul bémol a été l’absence de votre club emblématique au forum des associations. » Et de poursuivre :
« Ce qui a changé la donne, c’est l’augmentation du coût de l’énergie, du point d’indice des fonctionnaires. Nous n’avons pas dit, nous ne ferons pas, nous avons dit, on ne sait pas ». L’élu précise que « le budget est en train de subir des coups de hache. Il faudra décider à la fin du mois et je ne serai pas décideur ». Un rendez-vous est d’ores et déjà programmé mi-novembre. « J’espère y voir plus clair. »
« Nous avons besoin de vous maintenant », a répondu le président, qui n’a pas souhaité épiloguer sur la polémique du forum des associations, les bénévoles étant retenus ce même jour sur un match. « Il faut nous donner envie de continuer. ».