Lajoux. Quels seront les métiers et formations de demain dans le Parc du Haut-Jura ?

Le Parc Naturel du Haut-Jura (PNRHJ) s’interroge sur le futur...

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La Maison du Parc du Haut Jura à Lajoux

Accompagné par le cabinet BL Evolution, le PNRHJ vient d’achever une étude portant sur le développement de formations aux métiers de demain, à l’échelle de son territoire, dans un contexte de changements globaux. En effet, la nécessité d’adapter les modèles économiques et les métiers se fait sentir. Une analyse a été donc réalisée sur trois filières à enjeux.

La filière forêt-bois

Avec 1.200 équivalents temps-plein (ETP), cette filière représente 3 % des emplois à l’échelle du Parc. Elle inclut les métiers de la sylviculture, de sciage du travail et du transport du bois, de la construction, du papier et du carton, des meubles, du commerce, etc. Pourtant historique et indispensable, elle souffre d’une faible attractivité et peine à recruter.

La filière agricole

Les 677 ETP que représentent les métiers de l’agriculture (élevages bovins, caprins, ovins, équins, polyculture) sont représentés à 63 % par l’élevage de vaches laitières. Les 4 AOP (Bleu de Gex, Comté, Mont d’Or et Morbier) présentes sur le territoire pourraient subir l’impact du changement climatique : baisse de la ressource en eau, de la qualité du fourrage, contraintes liées à la santé des animaux, conditions de travail plus difficiles…

Et la Filière touristique

Le tourisme représente aussi, environ 3 % des emplois locaux. Cela inclut les métiers de l’hébergement, des sports et loisirs, de la restauration, du patrimoine et de la culture, du commerce et de l’artisanat, etc.
La baisse de l’enneigement est un facteur majeur à prendre en compte.

Préparer le territoire aux métiers de demain…

En guise de réponse, trois axes de travail ont été identifiés :
D’abord, la valorisation de certaines activités qui pourra leur permettre de perdurer.
Ensuite d’adaptation. Certains métiers, dits à risque, devront impérativement intégrer des modifications pour pouvoir continuer à exister.
Enfin l’innovation. Face aux changements à venir, un travail prospectif d’identification des métiers nouveaux est nécessaire, comme la recherche sur les possibilités du numérique et des nouvelles technologies, tout en permettent l’intégration à ces métiers d’une vision d’ensemble des environnements naturels et sociétaux.