Frontières

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Gérard Bouvier.

On connait les difficultés de Poutine pour comprendre où finit la Russie et où commence l’Ukraine. Il en est résulté cette guerre tragique dont on peine à voir l’issue.

Dans un registre tellement plus banal que c’est à peine si j’ose, il semble bien que cette question du tracé des frontières s’infiltre dans notre géopolitique sportive d’aujourd’hui.

Les anglais nous font du brexit à tue-tête et quand arrive le moment de parler de la pèche ils montent le thon, mettent le turbot et mettent nos bateaux à la raie. Pourtant ils continuent de participer à nos Coupes d’Europe des Clubs sans pudeur ni fausse-modestie. Il est vrai que Liverpool, Chelsea, Arsenal ou Manchester ont des arguments à faire valoir et que business is business.

Décidément le sport a perdu ses frontières ! Cette année le 109-ème Tour de France est parti de Copenhague. La première étape est allée de Copenhague à Copenhague mais après quelques détours. Sinon ça serait tout droit et sans intérêt. La suivante s’étira de Roskilde à Nyborg et la troisième de Vejle à Sønderborg. Comme on est loin de La Garenne-Colombes et de Brie-Comte-Robert !

Le rugby aussi nous fait sa petite crise frontalière. Le LOU, Lyon Olympique Universitaire, qui n’était plus titré depuis qu’il fut champion de France en 1933 vient de remporter de brillante façon la Challenge Cup, son premier titre européen.

Fier de ce succès il disputera la Coupe d’Europe l’an prochain avec d’autres clubs valeureux comme… les Bulls de Prétoria, Champion d’Afrique du Sud.
Si vous êtes un supporter acharné, pour Prétoria prenez Gevingey, poussez jusqu’à Beaufort puis Saint-Amour. Ensuite il est prudent de demander votre chemin, l’Europe est si vaste qu’un sportif s’y perdrait.
Et soignez votre bilan carbone.