Dole : la première pierre de la nouvelle chaufferie biomasse est posée

C’est un véritable symbole, lançant le démarrage du chantier, que cette pose de la première pierre. C’est avec entrain, malgré le froid glacial en ce vendredi 17 janvier, que Jean-Baptiste Gagnoux, Maire de Dole, s'est prêté à cette action, sous le regard des différents acteurs et financeurs de ce projet.

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Jean-Pascal Fichère, Président Grand-Dole, Justine Gruet, Député, Jean-Luc Saublet, Directeur régional délégué ADEME, Natacha Vieille, sous-préfète Dole, Jean-Baptiste Gagnoux, maire Dole et Barthélemy Foubert, Directeur Régional ENGIE Solutions, lors de la pose de la première pierre de la chaufferie.

Un double objectif : être à la pointe de l’énergie durable et accélérer la transition écologique…
Ainsi, u
ne nouvelle chaufferie biomasse verra le jour avenue de Verdun, sur un terrain du Grand Dole, près du Centre d’Activités Nouvelles. Celle-ci alimentera le réseau de chauffage urbain dolois dès novembre 2023. En 2010, la ville de Dole a signé un contrat de délégation de service public avec Engie Solutions concernant la conception, le financement, la construction de nouveaux équipements et l’exploitation du réseau de chaleur urbain, pour une durée de 34 ans.
A ce moment-là, la société SOCCRAM a été créée pour cela et en 2023, elle est rebaptisée DOLE ENERGIE ; en juillet 2022, un avenant à ce contrat a été signé.

Un peu de renouveau : la société SOCCRAM est rebaptisée DOLE ENERGIE en 2023.


« Une gestion pragmatique de l’économie des ressources énergétiques« 

« Dans le cadre de la transition écologique, il faut mener une gestion pragmatique de l’économie des ressources énergétiques donc agir. » affirmait sur place Jean-Baptiste Gagnoux.
Le premier enjeu est écologique puisque cette nouvelle centrale utilisera du bois, accélérant la décarbonation du chauffage dolois. Il est aussi économique car cet investissement permettra de maîtriser l’évolution des prix de l’énergie. Enfin, il permettra au réseau de chaleur de réduire de 80 % sa consommation de gaz et de limiter sa dépendance aux pays étrangers concernant l’approvisionnement car le bois sera principalement issu de la région dans un rayon de 100 kilomètres autour de Dole. Forêts gérées de façon éco-responsable.
Il faut dire que pas moins de 19 000 tonnes de bois par an seront nécessaires au fonctionnement de la chaufferie.

Savoir-faire maîtrisé et nouvelle solution écologique

La première chaufferie a été créée en 1967 (production, transport et distribution). Cette nouvelle chaufferie offrira une puissance de 8 MW (Mégawatts) et la chaleur transportée se fera sur plus de 17 kilomètres de canalisations. 102 points de livraison seront desservis soit 4 800 équivalents logements. La part d’énergies renouvelables du réseau passera de 52 % en 2022 à plus de 90 % en 2024, s’inscrivant dans la démarche de transition écologique voulue par la ville de Dole. « Ce sera 10 200 tonnes de CO2 évitées en plus » précise Jean-Baptiste Gagnoux.
La municipalité entend limiter sa dépendance au gaz dont la disponibilité est incertaine, surtout dans le contexte actuel, et le coût a pu varié de 300 % à 400 % en 18 mois.
« C’est aussi une manière de quitter les énergies fossiles, savoir s’adapter et aller vers une transition écologique. D’autres actions sont d’ailleurs menées à Dole pour réduire les coûts comme la pose de LED pour l’éclairage public, celle des panneaux photovoltaïques, la rénovation des écoles…Depuis janvier, l’État dégage des fonds via le Fond Vert qui est destiné aux projets des collectivités territoriales et leurs partenaires pour accélérer la transition écologique sur des territoires comme Dole (performances environnementale, adaptation du territoire au changement climatique et amélioration du cadre de vie.) » précise le maire de Dole.
Sans oublier que le
projet a été possible grâce au travail partenarial et aux financements importants de l’État via l’ADEME (Agence de la transition Écologie) dans le cadre du Fond Chaleur.