Champagnole & Région. « Ça a été un combat d’avoir le service des impôts fonciers »

Constitué à Champagnole le 1er janvier 2021, ses locaux dans Le Jouef viennent d’être inaugurés. 21 agents travaillent là.

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Après trois années, les locaux du Sdif sont enfin inaugurés.

En 2019, Darmanin lançait une vaste réorganisation des finances publiques. L’idée était de créer un service unique. Le service des impôts fonciers (Sdif) a été constitué le 1er janvier 2021 et Champagnole a été choisi pour l’y implanter.

Le Sdif et le conseiller aux décideurs locaux (CDL) ont été accueillis à la place de la trésorerie de Champagnole. « Les agents du Sdif ont connu un regroupement progressif, certains transitant à Poligny, a expliqué le directeur des finances publiques, Jean-Luc Blanc. Ils sont au complet depuis le 1er juillet 2021 et ont été installés au rez-de-chaussée et au 1er étage du bâtiment Le Jouef. »

En octobre 2023, le personnel du rez-de-chaussée a rejoint le 2e étage. Et c’est Emmanuel Desmarquoy qui est à la tête du service depuis le 1er janvier 2024.

« Le Sdif a différentes missions », poursuit Jean-Luc Blanc. Missions fiscale (évaluation des locaux), topographique (confection et mise à jour du plan cadastral), communication et documentation, fiabilisation des données cadastrales, assistances aux usagers, participation aux commissions communales et intercommunales des impôts directs locaux…

En 2023, ses 21 agents (dont des géomètres du cadastre) ont par exemple réalisé 6 295 déclarations de propriétés bâties, créé 4 258 parcelles, 1 291 documents d’arpentage, accueilli 1 569 personnes… « Nous sommes accessibles six heures trente par jour au téléphone. Nous recevons environ 450 appels par mois, explique Emmanuel Desmarquoy. 40 % des personnes préfèrent encore le rendez-vous physiquement. » Le Sdif a accompagné les particuliers au cours des différentes réformes, la campagne « Gérer mes biens immobiliers » continue de susciter du travail.

Pour garder ses fonctionnaires

« Ça a été un combat d’avoir le Sdif dans ces murs, poursuit Clément Pernot, le président de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura. Il ne fut pas inutile et il doit s’inscrire dans la durée. Cela conditionnera qu’il y ait des services publics dans tous les coins du territoire. »

Il a rappelé que la trésorerie fermait ses portes à Champagnole. « Une dizaine d’agents devaient quitter le secteur. Comme d’autres dans d’autres secteurs du département. La majorité se sont retrouvés à Lons. Le souhaitaient-ils ? » Pour l’élu, il est important que l’Etat soit présent partout dans le département.

« Pourquoi certains territoires seraient privés de fonctionnaires dans leurs aménagements ?, a-t-il interrogé. Nous avons engagé une discussion serrée pour avoir ce Sdif. Je perdais sept fonctionnaires donc sept familles, soit une trentaine de personnes. On ne les récupère pas comme ça ! »

Une personne en face de soi

Le préfet, Serge Castel, a expliqué être venu symboliquement. Il a confirmé que « le projet tenait à la ténacité du président Pernot et je suis heureux de voir que ça a abouti trois ans après ». Il a confirmé que même s’il est « un urbain », il pense que les vagues de décentralisation ont fait des dégâts. « On voit bien qu’il y a un besoin de plus de proximité. Pour quelques procédures, c’est bien d’avoir une personne en face de soi. » Enfin, il voulait soutenir la DDFIP et il s’est dit content de voir qu’elle a encore des géomètres. « Je salue la réforme des finances publiques. C’est une belle réussite. »