Elles ont débuté en 2017, quasiment en même temps. Anne, responsable des chats, et Catherine, responsable des chiens, forment aujourd’hui un beau duo. Toutes deux étaient bénévoles avant de prendre davantage de responsabilités. Catherine sourit encore en repensant à ce moment, « j’ai dit oui à condition que ça ne change pas ma vie… Ça l’a métamorphosée ».
À ses côtés, Anne apporte son regard d’infirmière. Les félins les plus fragiles, abandonnés, malades ou traumatisés, passent entre ses mains. « Les chats ont plus de maladies que les chiens… Ce sont mes cas sensibles », dit-elle, attentive à chacun d’eux.
Le refuge fonctionne « dans la limite des places, pour le confort des animaux ». Chats, chatons, chiens, parfois même lapins ou souris… Les arrivées ne s’arrêtent jamais. Et quand les appels se multiplient, il faut parfois refuser. « Quand on n’a pas de place, on ne peut pas. Parfois, les gens ne comprennent pas », rappelle Anne.
Ici, on accueille, on soigne, mais on garde toujours en tête l’objectif final : replacer les animaux dans des familles adaptées.
Les bénévoles en première ligne
Au-delà du travail du personnel et des responsables, la SPA de Dole repose surtout sur ses bénévoles. Promeneurs, aide au nettoyage, soutien ponctuel : chaque coup de main est précieux. « On n’est jamais assez de bénévoles », résume Catherine.
Certains sont là depuis des années, fidèles quelle que soit la météo ou la saison. Elle pense notamment à cette bénévole de 83 ans qui, chaque matin, « frotte les box, sort les chiens » avec une énergie qui force le respect. D’autres viennent à intervalles réguliers, selon leurs disponibilités. Mais une chose manque : la relève.
Cette solidarité permet pourtant de belles histoires, celles qui donnent du sens aux journées les plus difficiles. Comme celle de Jackson, chien resté six ans au refuge, peu avenant derrière les barreaux, mais qui a fini par attirer l’attention d’un adoptant patient. « Il a fait des balades avec lui… Il a pris le temps. Et le chien est parti à l’adoption. »
Chaque adoption réussie rappelle la raison d’être du refuge.
Chez les chats aussi, les parcours se transforment grâce à la patience. Blacket, par exemple : tombé dans un piège, soigné pendant des semaines, traumatisé au point de ne plus supporter l’humain. « Pour lui, les humains, c’était douleur, pansement… », se souvient Anne.
Il a fallu deux ans pour qu’un couple accepte de venir lentement tisser un lien. « Ils sont venus durant deux mois pour lui faire un lien », raconte-t-elle. Aujourd’hui, Blacket, rebaptisé Mowgli, vit enfin apaisé dans un foyer.

Des besoins constants pour poursuivre la mission
Pour que ces histoires continuent d’exister, le refuge a besoin de soutien. Nourriture, matériel, haricots verts pour les animaux au régime… Tout est utile. « La nourriture, on en a toujours besoin », indique Anne.
Les soins vétérinaires, les suivis, les stérilisations et les prises en charge représentent aussi une charge importante. D’où la mise en place, ponctuellement, de cagnottes pour tenter d’aider l’association à financer certaines opérations, parfois coûteuses.
À l’approche des portes ouvertes, Anne, Catherine et l’ensemble du personnel de la SPA de Dole espèrent sensibiliser le public : faire découvrir la réalité de leur travail, valoriser l’engagement de leurs bénévoles, attirer de nouvelles forces vives et récolter un peu de matériel ou de nourriture.






















