Auxonne : les travaux de requalification de la Grande Rue vont débuter

Des travaux d'ampleur s'engageront à partir du 7 mars, pour s’achever fin septembre. Lundi soir, dans le hall de la salle événementielle l'Empire, le projet et le calendrier ont été exposés en détails. La réunion publique était même diffusée en direct sur la page Facebook de la mairie. Morceaux choisis.

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Les travaux débuteront du côté du Pont de France, la semaine du 7 mars, pour s’achever fin septembre.

« C’est un long projet, dont on arrive à la phase opérationnelle… Projet qui s’inscrit dans la revitalisation plus globale du centre-bourg, comportant notamment d’importants travaux de rénovation urbaine et immobilière » soulignait en préambule, le maire Jacques-François Coiquil.
A cet effet, le label « site patrimonial remarquable » (déclaré d’intérêt public), obtenu par la Ville d’Auxonne sera plus beaucoup plus simplifiant et facilitant dans l’entreprise des multiples réhabilitations à venir. A l’image de l’isolation par l’extérieur des bâtiments les plus récents, qui serait désormais possible.
« On vise moins de vacance et plus d’attractivité. Faciliter les achats d’impulsions, comme la banale consommation d’un café, recréer de la vie et du lien » détaillait avec un légitime enthousiasme l’élu. Lequel laissait ensuite la parole à ses adjoints, pour évoquer les différents détails incombant à leurs secteurs respectifs.

Le phasage

La première étape consistera à réaliser deux parkings de 21 et 81 places, aux deux extrémités du centre-ville. Parkings qui se situeront « entre 2 et 3 minutes à pied du cœur de ville ».
La deuxième, d’opérer la métamorphose de la rue principale, de début mars à la fin septembre, tronçons par tronçons, représentant chacun approximativement 25 mètres soit une quinzaine de jours de délai.
L’accès au commerce restera naturellement maintenu pendant les travaux (via des passerelles), et la communication mise à jour au fur et à mesure de l’avancement du chantier : pose des bordures, enrobés, pavés, plantations, etc…
Enfin, le Boulevard Pasteur suivra début 2023, de même que la rénovation du parking de la mairie.

Les grands principes

D’après les différentes remontées de terrain, un constat semble unanime : les piétons ne se sentent pas en sécurité. D’où la nécessité de « casser la vitesse ».
« Nous voulons faire de la grande rue, un milieu où l’on en envie de se promener, de consommer, de se rencontrer… Ce qui passe par la création de larges trottoirs, d’espaces paysagés, et de places de stationnement plus réduites, mais plus fréquemment utilisées.
Une voie de circulation réduite incite, voire oblige à rouler au pas. La Grande Rue doit redevenir un espace partagé, elle doit aussi donner envie à des acteurs économiques de s’implanter, et à la population de réaménager dans les appartements (rénovés) du centre-ville. La démarche consiste à établir ou rétablir un lien sociologique et affectif entre le centre-ville, les habitants et les commerçants » résumait Jacques-François Coiquil, soucieux de proposer un meilleur accueil esthétique depuis le Pont de France (dont les abords seront végétalisés), alors que « ce lieu n’est aujourd’hui qu’une succession de sens interdits peu encourageante ».

Questions / Réponses

A l’issue de la présentation du projet, les questions ne tardèrent pas à fuser de la part d’une assemblée demandeuse de davantage de précisions.
Y aura-t-il une piste cyclable ?
Les élus ont répondu qu’une jonction avec la gare était prévue via la communauté de communes. Dans la rue principale, l’espace étant partagé et accessible aux vélos dans les deux sens, il n’y en a pas la nécessité.
Combien de places de parking ?
« On dénombre 90 places aujourd’hui (entre 15 et 20 véhicules tampons). Demain il en restera 50 auxquelles s’ajouteront les deux parking de 21 et 81 places » détaillait le maire.
Evidemment, la question du passage des chars du carnaval vint clore le bal des interrogations.
« Tout a été prévu avec les organisateurs. Nous avons échangé plusieurs fois. Rien ne viendra perturber notre carnaval prévu dimanche 26 juin » concluaient les représentants de la municipalité.

Quid de la vacance commerciale ou immobilière ?

Au sujet de la vacance commerciale ou immobilière, gangrène des tous les bourgs français et conséquence de l’hyper-métropolisation du pays, le maire lance un appel :
« Nous recherchons activement des porteurs de projets. Le souci, c’est que nous ne disposons que de surfaces assez modestes (20 à 25 mètres carré). Cela peut toutefois convenir à certains commerces de services. Nous inciterons aussi les propriétaires à rénover leurs appartements. Nous avons pour cela été chercher des soutiens financiers, comme le Programme Départemental d’Aide dédié aux ravalements de façade et aux devantures commerciales.
Par ailleurs, un gros dossier témoin vient d’être finalisé sur les aides de l’OPAH RU.
Il est bientôt prévu le lancement d’une campagne de communication incitative à ce sujet. Sur les opérations de rénovation immobilière, on sera un peu plus coercitif, avec ceux qui nécessitent d’être rénovés… La loi de finance Denormandie dans l’ancien, permettant de défiscaliser une partie des travaux, est aussi un atout majeur en ce sens.
Je suis persuadé que toutes ces mesures peuvent permettre de trouver un compromis acceptable pour chacun ».

 

Une projection des travaux terminés. (Crédit photo : Cabinet Serge Roux).