À couteaux tirés

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Gérard Bouvier.

En ces périodes troublées, l’invective est un outil de première nécessité mais d’emploi parfois malcommode. Grands mots… Grands remèdes… s’est penché sur la question.
« 
Con comme la Lune » choque. Cet astre nous accompagne, avec une fidélité jamais démentie, malgré nos gouvernants lunatiques, nos guerres désastreuses, nos pandémies et les crépages de chignons de nos élus qui giflent et sex-tapent hardi petit !

La Lune nous donne les marées. Une plaine basaltique s’étend au bord du Golfe des Iris, bordée d’une chaine de montagne nommée « les Monts Jura » alors que rien ne l’obligeait et pas même le Conseil Général.
Elle harmonise nos saisons. S’il est maintenant prouvé qu’elle ne parraine pas la date de nos accouchements c’est que la Lune, comme la plus belle fille du monde, ne peut donner que ce qu’elle a…

Cette soi-disant connerie lunaire n’a jamais été scientifiquement démontrée. Mais il nous faut bien bâcher nos contemporains qui le méritent tant. Je préfère la métaphore bien sentie et plus poétique : « Bête comme ses pieds ».

Car qu’ils soient Nickelés ou footeux, les pieds -parce que vus d’en haut et par temps clair ils sont bien loin du cerveau- ont acquis une réputation de connerie plus encore que la Lune. Et justifiée si l’on en croit certaines déclarations de Drogba en Le Graët et de Diallo en Galtier dans le brouhaha médiatique.

Puisqu’il faut bien qualifier son prochain, je préfère emprunter aux anglais qui ont de nombreuses expressions pour baptiser la bêtise de leurs contemporains. Allez savoir pourquoi.
Ils disent (en anglais !) : « 
Son ascenseur ne va pas au dernier étage », « il n’a pas ses avirons dans l’eau », « il est bête comme un trou de serrure », et ma préférée : « il n’est pas le couteau le plus affuté du tiroir ».