​​Coupes sombres à l’ONF

Le contrat signé avec l'État prévoit encore des réductions d'effectifs d'ici 2025. Les communes forestières seront préservées par ce tour de vis supplémentaire.

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D'après Michel Bourgeois, l'État se désengage de la gestion des forêts et réduit la voilure.

« Un gros soulagement » : Michel Bourgeois, président de la COFOR 39 (Association des communes forestières du Jura) a été sensible au récent geste de Julien de Normandie, ministre de l’Agriculture.
Celui-ci a en effet affirmé qu’il renonçait à une hausse qui avait provoqué une levée de boucliers (248 délibérations de communes jurassiennes) : le contrat d’objectifs et de performance (COP) 2021-2025 État/ONF prévoyait en effet que les communes forestières contribuent bien plus au budget de l’ONF.
« Nous abondons ce budget à hauteur de 30 millions par an, et une hausse de 36% était prévue » durant ce contrat précise l’intéressé. Mais le dit contrat prévoit toujours une diminution drastique des effectifs qui ne passe pas auprès de l’intersyndicale ONF. D’après leur communiqué :  » Après avoir supprimé 5 000 emplois en 20 ans à l’ONF, soit 4 emplois sur 10, l’Etat s’acharne : 500 emplois supplémentaires à supprimer d’ici à 2025″, une réduction de masse salariale opérée par des départs en retraite non remplacés. L’intersyndicale précise aussi : « C’est en grande partie la vente du matériau bois qui finance, de plus en plus mal, la gestion forestière », des propos confirmés par Michel Bourgeois.

Que le maillage territorial perdure

D’après l’intersyndicale, « Le contrat Etat/ ONF pour la période 2021-2025 a été approuvé…/… par les seuls représentants des Ministères. ».
Les personnels de l’ONF ont d’ailleurs manifesté leur mécontentement le 25 novembre devant le siège de l’ONF à Paris.
D’après Michel Bourgeois, l’État se désengage de la gestion des forêts et réduit la voilure, alors que le scolyte ravage les forêts jurassiennes (entre autres), engendrant un surcroît de travail pour les agents, occupés à abattre des millions d’arbres condamnés.
« Nous souhaitons que le maillage territorial perdure » conclut-il, un maillage indispensable à un département aussi boisé que le nôtre.

L’intersyndicale précise aussi : « C’est en grande partie la vente du matériau bois qui finance, de plus en plus mal, la gestion forestière ».