Non ! Je ne parlerai pas ici de Trump.


Donald caquète, cancane et nasille sur tant de couvertures et d’écrans qu’il serait insignifiant d’y ajouter mon grain de sel.

Mais parlons plutôt des folies ordinaires pour lesquelles nous disposons de tant de grands mots mais de bien peu de grands remèdes.

Ding, ding, dong voilà les sons de la cloche qui va de-ci de-là et donc divague. On a construit sur l’idée d’être cloche : être dingue, attesté depuis 1916. Pour plus d’intensité on a créé frappadingue qui va tantôt tomber dans l’oubli. Au début des années 70 « c’est dingue ! » est entré dans le langage populaire au sens de fabuleux, extraordinaire.

Cinglé nous vient du XIIème siècle. Singler avait alors le sens de fouetter aujourd’hui oublié sauf s’agissant de la pluie qui nous cingle quand elle nous fouette. L’argot s’en est mêlé et celui qui est cinglé est un peu frappé, un peu sonné, un peu tapé… C’est depuis 1925 que le cinglé est fou. Avant il l’était tout autant mais il ne le savait pas encore.
Le maboul vient du sabir d’Algérie. Une langue de bric et de broc qui permet de commercer quand les langues des marchands diffèrent. Les soldats de la colonisation ont récupéré ce mot.

Le foldingue, devenu rare, a bien du mérite. Il l’était -en somme- deux fois ! Et ça n’était pas folichon.

Le dément du latin demens, de dé-, privé de, et de -mens, l’esprit et la raison, a trouvé asile dans notre vocabulaire depuis les travaux du psychiatre Pinel (vers 1830).
L’azimuté est à l’origine, dans l’argot des artilleurs, celui qui a perdu le Nord.

Bien sûr, il faut bien d’autres mots pour solder nos cas si divers. Je vous livre en vrac : désaxé, fêlé, siphonné, piqué, barjo, branque, détraqué, toqué, fada, fondu, timbré, dingo, givré. J’en connaissais bien d’autres mais je perds la calabre. Je vous laisse chercher.

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