Lons-le-Saunier. Frictions au conseil communautaire

Le dernier conseil communautaire s’annonçait plutôt rapide avec assez peu de points à aborder à l’ordre du jour. Pourtant, dès la première délibération, il a pris une toute autre tournure.

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Jean-Paul Thomas (à droite) a lancé le débat

Tout semblait joué d’avance : Pierre Grosset exposait les aides attendues en faveur des écoliers qui effectueraient un séjour pédagogique à valeur environnementale. L’élu s’appuyait sur la volonté d’ECLA d’œuvrer en faveur de l’écologie et de soutenir toute initiative en ce sens. Pour ce faire, il préconisait de verser une aide supplémentaire de 10€ par élève effectuant un séjour dont 50% du temps serait consacré à l’éducation à l’environnement. Loin de susciter l’enthousiasme, l’idée a plutôt soulevé quelques questionnements, notamment exprimées par Jean-Paul Thomas, maire de Villeneuve-sous-Pymont : « Il manque beaucoup d’informations ! Par exemple, quel est le prix du séjour ? Quel est le nombre d’enfants ? A combien s’élève la participation du département ? Vous nous demandez clairement de signer un chèque en blanc ! Je ne comprends pas l’intérêt de tels séjours pour nos enfants vivant déjà à la campagne ! Ils savent très bien ce qu’est un ruisseau, ils connaissent la faune… Il faudrait retirer ce dossier pour qu’on ait un budget précis ! »

Grégory Sourd : « L’octroi d’une aide sur un axe politique »

Pierre Grosset rétorque : « Le CPIE intervient déjà auprès des écoles et de nos enfants pour les sensibiliser à l’environnement et l’écologie. Le budget est d’environ 5000€ par séjour et le conseil régional finance à hauteur de 15€ par enfant et par nuit, sachant qu’une nuit coûte entre 45 et 60€ par enfant. La question de la nécessité de tels séjours ne se pose même pas ! » Grégory Sourd, pour la ville de Lons, se dit gêné par « l’octroi d’une aide sur un axe politique ».
Pierre Grosset trouve « dommage » cette position et indique qu’ils accompagnent les écoles ayant choisi cette voie sans pour autant décider à leur place. Claude Borcard, le président de la ComCom a conclu le débat en avançant qu’il serait « intéressant d’avoir un retour sur les projets scolaires ».
Le vote s’est clôt sur 5 abstentions.