Sylvie Vermeillet à la poursuite de sa réélection de sénatrice

Sylvie Vermeillet sénatrice sortante se représente aux élections du 24 septembre prochain. Élue en 2017 au sénat, elle est membre de la commission finances et vice-présidente de cette même commission depuis 2020. « C’est un atout indéniable pour défendre des causes, et surtout être un interlocuteur privilégié du président du sénat, Gérard Larcher. » Lundi 4 septembre, elle présentait son suppléant, Dominique Michaud, lors d’une conférence de presse. Morceaux choisis.

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Pourquoi avoir sollicité Dominique Michaud ?

« Je suis très attachée à l’équilibre de territoire. Et quand on regarde la carte des candidats potentiels, on remarque un absent : le Grand Dole, qui représente un certain poids économique du territoire. Dominique étant premier vice-président du Grand Dole en charge de l’urbanisme, c’est ma façon d’accorder un intérêt peut-être plus particulier au Grand Dole. Ses compétences, sa sagesse, sa tempérance, sa synergie avec ses collègues, et ce prisme du Grand Dole font que mon choix s’est porté sur lui, en accord avec Jean-Pascal Fichère qui n’a pas souhaité se représenter. »

Dominique Michaud, qui êtes-vous ?

« Marié, père de deux enfants je suis élu depuis 1995 dans la commune de Champvans, d’abord adjoint puis maire depuis 2001 et premier vice-président du Grand Dole en charge de l’urbanisme. Lorsque Sylvie m’a sollicité, j’ai accepté d’être son suppléant.
Je la connais depuis longtemps, j’apprécie son travail et sa façon de faire de la politique non clivante, elle respecte ses concurrents du moment.
Elle a été très active et présente au Sénat, accomplissant un travail considérable non seulement pour le Jura mais aussi pour le pays. »

Comment concevez-vous votre rôle de suppléant ?

« C’est important de faire remonter les difficultés du terrain, celles que l’on peut rencontrer nous dans nos mandats. Et puis j’aurai des liens privilégiés avec la sénatrice, je serai un véritable relais sur le territoire. »

 

Sylvie Vermeillet, pouvez-vous nous en dire plus sur votre expérience au Sénat au cours des six dernières années ?

« En tant que sénatrice depuis 2017, j’ai choisi de me consacrer uniquement à ce mandat. Je fais partie des 30 sénateurs les plus actifs. J’ai déposé 55 amendements qui ont été adoptés. J’ai travaillé sur les compensations tarifaires des régies communales et départementales pendant la crise Covid et notamment pour les Thermes de Salins qui étaient en déficit de 1 200 000 € (salaires du personnel). J’ai bagarré auprès du ministre des comptes publics de l’époque et j’ai obtenu une compensation de 1 200 000 € à la ville de Salins. Mes amendements ont bénéficié à toutes les régies communales en compensant des pertes pour les communes, mais également aux régies départementales (entre autres les régies de Chalain et Bellecin).
De plus, j’ai œuvré pour résoudre une injustice en matière de retraite des élus des petites communes, un combat que j’ai mené pendant 6 ans et qui vient d’aboutir (le décret d’application date du 1er septembre 2023). Mon engagement en tant que sénatrice est toujours axé sur l’intérêt de mon territoire avant toute considération partisane. »

Quels sont vos projets si vous êtes réélue ?

« Je pense qu’il faut avoir une attention particulière et être force de propositions sur les droits à construire futurs et leurs liens avec la fiscalité. Quand on parle du ZAN, on restreint les droits à construire. La conséquence sera une forte augmentation du prix des terrains et des taxes foncières ».
« J’apporterai également une attention particulière sur la réponse judiciaire par rapport à la protection des élus et au statut des secrétaires de mairie.  Enfin, je poursuivrai d’autres objectifs comme l’accompagnement du déploiement du plan Petite Enfance ; le maintien du choix aux communes en matière de transfert de compétences eau/assainissement ; le soutien des actions de préservation du massif forestier et le déploiement du plan Avenir Montagnes. »