
Faire de la restauration collective un levier pour l’agriculture jurassienne. C’est l’ambition du projet AJIL, présenté vendredi 25 septembre lors de la séance plénière du Conseil départemental. Mené en partenariat avec la Chambre d’agriculture du Jura, il doit permettre de mieux structurer l’approvisionnement local des collèges.
La stratégie s’articule autour de trois axes : renforcer une alimentation locale, durable et de qualité, accompagner les collèges dans cette évolution et développer les débouchés pour les producteurs jurassiens. Les élus ont approuvé une convention de partenariat avec la Chambre d’agriculture, assortie d’une subvention départementale de 30 629 euros.
Dans les collèges, le Département souhaite notamment s’appuyer sur les établissements où l’approvisionnement local est déjà bien développé. « On s’est servi aussi de ces agents du Département pour qu’ils puissent expliquer à leurs collègues comment ils faisaient pour arriver à avoir ces taux », a expliqué Gérôme Fassenet. Une manière de diffuser les pratiques qui fonctionnent déjà d’un établissement à l’autre.
Donner des garanties aux producteurs
L’enjeu se situe aussi directement dans les exploitations. Pour Gérôme Fassenet, de nouvelles productions pourraient être développées afin de répondre aux besoins de la restauration collective. « Pourquoi pas aller sur la production de légumes ? », a-t-il avancé. Une diversification qui doit cependant rester « efficace et pragmatique ». Surtout, le président estime nécessaire d’apporter aux agriculteurs « un contrat d’une durée et un prix », afin de leur donner de la visibilité avant de produire.
La transformation et la conservation font également partie de l’équation. Des productions disponibles en été doivent pouvoir être conservées pour répondre ensuite aux besoins des établissements. Avec les « dizaines de milliers de repas qui sont servis chaque jour », Gérôme Fassenet voit dans la restauration collective un moyen de « contribuer à la vie locale autour de l’alimentation ».
Du côté des collèges, Jean-Baptiste Gagnoux a également relevé « une évolution très forte » depuis que les équipes ont été incitées à prioriser les achats de produits bio et issus des circuits courts. Une chargée de mission a parallèlement été recrutée pour coordonner la démarche. Avec AJIL, le Département cherche ainsi à relier plus étroitement les besoins des cuisines, les capacités de transformation et l’offre des producteurs jurassiens.
























