Oyonnax. Au SILMO, Anacolé cultive sa différence

Pour la marque oyonnaxienne Anacolé, le SILMO reste un rendez-vous incontournable. Anastasia Poncet, designer de la marque, revient sur une édition où les échanges ont été nombreux.

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Anacolé lunettes
Anastasia Poncet a vécu une édition du SILMO chargée.

« On s’estime toujours chanceux parce qu’on voit d’une année à l’autre des personnes qu’on a déjà vues sur les éditions précédentes. On est toujours heureux parce que les gens sont heureux de la collection. Et puis, on a du monde, on est contents », résume Anastasia Poncet, designer chez Anacolé. Sur l’ensemble du week-end, entre professionnels, curieux et acheteurs, c’est environ 2 000 à 3 000 personnes qui ont découvert le stand de la marque.

Sur place, certains professionnels passent directement commande tandis que d’autres prennent rendez-vous avec les commerciaux de la marque. Durant le salon, Anacolé a rencontré un public qui n’est plus uniquement français. « On commence à toucher à l’international », souligne Anastasia Poncet. Angleterre, Hongrie, États-Unis, Brésil, Italie, Espagne ou encore Pays-Bas : les visiteurs étrangers étaient bien présents sur le stand.

Le Made In France comme choix assumé

Anacolé peut aussi compter sur une clientèle de fidèles, attirée par une identité bien particulière. « Comme on est une marque de créateur, les gens savent à quoi s’attendre quand ils viennent nous voir. C’est quand ils cherchent du coloré, quelque chose d’un peu original », explique-t-elle. Cette identité permet à la marque de se positionner sur un marché de niche, sans chercher à suivre toutes les tendances. « On a notre courant à nous », résume Anastasia Poncet. Si Anacolé observe ce qui se fait ailleurs, la marque entend surtout « faire ce qu’on a envie de faire », avec des montures colorées et originales.

Autre particularité mise en avant sur le salon : la fabrication. Anacolé revendique un véritable savoir-faire intégré, de la conception à l’expédition. « Du moment où on pense la monture, on la conçoit intégralement, on la fabrique, et on l’envoie. C’est nous qui faisons tout », insiste Anastasia Poncet.

La marque est par ailleurs labellisée Origine France Garantie. Un choix qui représente cependant un coût dans un contexte où le Made in France est devenu plus difficile à maintenir. « Tout ce qui est français est cher. C’est de moins en moins facile », constate-t-elle. Pour rester accessible, Anacolé fait notamment le choix de travailler avec un fournisseur de matière principal situé à proximité.

« Rester fidèle à notre identité »

Malgré les incertitudes du marché, Anacolé entend donc poursuivre sur cette voie. « Rester fidèle à notre identité », voilà ce qui doit permettre à la marque de continuer à exister, selon Anastasia Poncet. « Faire les choses parce qu’on veut les faire et qu’on aime ce qu’on fait », plutôt que chercher systématiquement à répondre à ce que réclame le marché.

Une philosophie qui prendra une dimension particulière l’an prochain : Anacolé fêtera alors ses 20 ans, tandis que le SILMO célébrera également son 60e anniversaire. « L’an prochain, ça va être la fête », promet déjà Anastasia Poncet.